Santé – Sciences

Une paire de seins géante en plein centre de Nîmes

Par Jade Peychieras, France Bleu Gard Lozère et France Bleu vendredi 22 septembre 2017 à 19:03

 Une paire de seins géante en plein centre de Nîmes.
Une paire de seins géante en plein centre de Nîmes. © Radio France - Jade Peychieras

A quoi ressemble un sein de l'intérieur ? Pour le découvrir, direction l'esplanade Charles-de-Gaulle à Nîmes. Toute la journée de samedi, vous y trouverez une installation gonflable de 300m² à la fois artistique et médicale, qui vous permet d'en apprendre davantage sur le cancer du sein.

20 mètres de long, 16 mètres de large, 5 mètres de haut : une paire de seins géante a fait son apparition en plein centre-ville, sur l'esplanade Charles-de-Gaulle. L'installation, baptisée "Voyage au cœur du sein", sera visible jusqu'à ce samedi soir. Et bien sûr, elle se visite. A l'intérieur, malgré la pénombre ambiante, on distingue au plafond des formes jaunes, orange et rouges : l'anatomie d'un sein vu de l'intérieur. "Ce qui est jaune, c'est le tissu adipeux, c'est-à-dire le tissu graisseux", explique le Dr Marielle Canonge, de l'association Gard Lozère Dépistage. "Ensuite, il y a les lobules, ce qui permet de sécréter le lait, puis les canaux qui permettent d'acheminer le lait."

Rien de méchant jusque là, mais dans le 2nd sein, changement de décor : ici les murs sont bleu noirs et blanc... comme une radiographie. "Il s'agit d'une mammographie d'un sein malade", précise le Dr Canonge. Justement, une dame vient de rentrer pour observer ce sein malade de l'intérieur. "Je me sens concernée et je fais régulièrement des dépistages", assure-t-elle. "On a de la chance ici, on nous invite à le faire. Dans certaines régions du monde, on ne s'occupe pas de vous comme cela". "Plus on dépiste précocement, moins les traitements sont agressifs et plus on guérit. Aujourd'hui 99% des cancers du sein se soignent s'ils sont dépistés à temps", confirme Marielle Canonge. Un message pas si facile que ça à faire passer. A Nîmes par exemple seule 37% des femmes de 50 à 70 ans répondent aux invitations de l'association pour se faire dépister régulièrement.