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Santé – Sciences

Unique en France : une chambre d'exposition aux allergènes à Strasbourg

vendredi 22 janvier 2016 à 18:32 Par Sophie Cambra, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu

Une installation, inaugurée ce vendredi au nouvel hôpital civil de Strasbourg, permet d'exposer aux allergènes 20 patients en même temps, dans des conditions optimales et sous contrôle.

La chambre d'exposition aux allergènes
La chambre d'exposition aux allergènes - Sophie Cambra

Strasbourg, France

La chambre d'exposition aux allergènes accueillera ses premiers volontaires début mars au nouvel hôpital civil de Strasbourg.  Des volontaires allergiques qui testeront des traitements expérimentaux contre les acariens d'abord mais pourquoi pas, plus tard, contre l'allergie aux poils de chat ou encore au pollen. "L'allergie aux acariens, c'est 80% des asthmes allergiques de l'enfant et 50% pour les adultes, donc des millions de gens de part le monde" , explique le professeur Frédéric De Blay, chef de pôle aux hôpitaux universitaires de Strasbourg.

Une pièce sophistiquée

La chambre de 65m² est dotée de 20 sièges. Il y a aussi au plafond un système de ventilation qui diffusera les allergènes. Aux murs, on trouve tout un tas d'instruments de mesure pour vérifier la concentration de l'allergène et la taille de ses particules. Le but est de mesurer l'efficacité des nouveaux traitements avant leur mise sur le marché.

Le système qui contrôle la diffusion des allergènes dans la chambre - Aucun(e)
Le système qui contrôle la diffusion des allergènes dans la chambre - Sophie Cambra

Le système qui contrôle la diffusion des allergènes dans la chambre. Photo Sophie Cambra, Radio France.

Les volontaires seront très encadrés

Avant de rentrer dans cette pièce, les volontaires devront porter des tenues stériles. Pour chaque protocole, ils resteront maximum 4h et seront équipés d'une tablette tactile. Elle leur permettra de faire passer le temps, mais surtout elle sera utile aux médecins. Elle leur permettra de suivre le ressenti des volontaires au cours de l'étude. Toutes les 20 minutes, les volontaires devront répondre à un questionnaire et toutes les 10 minutes ils devront faire un test respiratoire. "C'est une manière de contrôler leur état physique et de voir comment ils se sentent pendant le test" explique Nathalie Domis, directrice des opérations. Dès les premiers symptômes d'allergie, les patients sortiront de la chambre d'exposition et seront mis sous surveillance pendant 6 heures. Les médecins s'assureront aussi 24h après, une fois que les personnes seront chez elles, que tout va bien. A la fin de chaque test, la salle sera évidemment nettoyée de toute trace d'allergènes et l'air filtré pour que ces allergènes ne soient pas diffusés dans l'atmosphère. Les volontaires qui participeront à ces tests seront rémunérés entre 300 et 800 euros. Si vous êtes allergiques et que vous souhaitez participer à ces tests il suffit de contacter la structure.

Le sas où les patients s'habillent avant de rentrer dans la chambre d'exposition - Aucun(e)
Le sas où les patients s'habillent avant de rentrer dans la chambre d'exposition - Sophie Cambra

Le sas où les patients s'habillent, avant de rentrer dans la chambre d'exposition. Photo Sophie Cambra, Radio France.

Un investissement qui avoisine les trois millions d'euros

Cet équipement novateur a coûté 2,8 millions d'euros. Il a été entièrement financé par des partenaires publics et privés. Tous espèrent que l'investissement sera amorti grâce aux études financées par les laboratoires pharmaceutiques pour ensuite servir à des projets publics de recherche.