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StopCovid : seuls 5% des étudiants de la filière santé de l'Université de Bordeaux utilisent l'application

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Par , France Bleu Gironde

L'université de Bordeaux a lancé une étude pour savoir combien de ses 18 000 étudiants en santé utilisaient StopCovid. Le résultat a montré un score de 5%, alors que l'application de traçage du coronavirus doit subir une mise à jour ce jeudi.

L'application StopCovid a été un échec en France, a reconnu Emmanuel Macron et n'a pas beaucoup mieux marché chez les étudiants en santé à Bordeaux.
L'application StopCovid a été un échec en France, a reconnu Emmanuel Macron et n'a pas beaucoup mieux marché chez les étudiants en santé à Bordeaux. © Maxppp - PHOTOPQR/L'ALSACE/MAXPPP

StopCovid n'est pas beaucoup plus populaire sur le campus Pellegrin de l'Unviersité de Bordeaux qu'ailleurs. Selon une étude menée par la fac, seulement 5% des 18 000 étudiants en santé de l’université de Bordeaux (médecine, pharmacie et odontologie) utilisent l'application de traçage du coronavirus, et 11% l'ont téléchargée. Sur l'ensemble de la population française, on estime le taux de téléchargement à environ 6% (2,7 millions de téléchargements, pour environ 42 millions de Français équipés d'un smartphone). 

StopCovid devient "Tous anti-covid" ce jeudi

Alors que l'application va subir une profonde refonte ce jeudi 22 octobre et devenir "Tous anti-covid", sa première version n'a pas marché, de l'aveu même d'Emmanuel Macron. "L'absence de communication est très troublante. Très peu de gens en ont entendu parler", relève Christophe Tzourio, professeur d’épidémiologie, qui a mené cette enquête. Elle révèle que, alors que les étudiants en santé "ont une sorte d'obligation à être beaucoup plus soucieux des questions de prévention", selon lui, un quart des étudiants en santé de Bordeaux n'en ont même jamais entendu parler, d'après l'enquête. 

Je le ferais si je pensais que ça pouvait être un réel outil. Mais j'ai vu le nombre de personnes qui l'ont téléchargée

Sur le campus, ce mercredi, la tendance se retrouve. Et comme le professeur Tzourio, les étudiants pointent le manque de communication. "Moi j'en ai pas entendu parler dans le cadre de la fac",  explique Manon, qui n'a pas eu connaissance du sondage. D'autres ne l'ont pas téléchargée parce que leur vie sociale a disparu en arrivant en première année de médecine, à l'image de Sacha qui "arrive à 8h30, et repart à 22 heures. Je ne croise presque personne dans les transports, et à la BU c'est toujours les mêmes", souffle le jeune homme. Quant à savoir si les étudiants en santé devraient être plus concernés que les autres, Ozanne n'est pas d'accord. "On reste des étudiants, rit-elle. Je le ferais si je pensais que ça pouvait être un réel outil. Mais j'ai vu le nombre de personnes qui l'ont téléchargée en France, et je me suis dit que ça ne valait pas le coup. Je n'ai pas fait l'effort".

Si on passait de 5 à 20-30%, ça commencerait déjà à être efficace

Sur le campus, mercredi, seul un étudiant croisé, Sidi Mohamed, en première année de médecine, l'a téléchargée. "Je pense que la vigilance, c'est important, et même pour ceux qui font les statistiques. C'est à nous aussi, en tant que citoyen, de les aider".  Dans cette fameuse étude, 14% des étudiants en santé pensent qu'il faudrait la rendre obligatoire. Mais 71% attendent surtout une meilleure communication sur ce sujet. 

Christophe Tzourio, professeur d’épidémiologie, est à l'origine de cette étude.
Christophe Tzourio, professeur d’épidémiologie, est à l'origine de cette étude. © Radio France - Thomas Coignac

Alors, Christophe Tzourio espère un peu plus d'entrain de la part des politiques. "Il faut quand même que les politiques s'alignent un petit peu. C'es très troublant de voir que plusieurs ministres, dont le Premier ministre, n'ont pas téléchargé StopCovid. Ils la disqualifient un peu !". Mais les auteurs de l'étude veulent aussi communiquer à l'intérieur de la fac. Ils ont reçu une centaine de professeurs, et leur ont préparé des diapositives, afin qu'ils évoquent le sujet en cours. Pour que Sidi Mohamed soit moins seul. "Toute progression sera intéressante. Si on passait de 5 à 20-30%, ça commencerait déjà à être efficace", espère Christophe Tzourio. 

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