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Santé – Sciences

Urgences : l'association des médecins urgentistes de France rejoint la grève

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Par , France Bleu

L'Association des médecins urgentistes de France (Amuf) présidée par Patrick Pelloux a annoncé jeudi rejoindre la grève menée depuis près de six mois par des personnels paramédicaux des urgences. Premier syndicat de médecins à rallier le mouvement l'Amuf appelle les autres organisations à suivre.

Patrick Pelloux, le président de l'association des médecins urgentistes de France, lors d'une conférence de presse en 2017
Patrick Pelloux, le président de l'association des médecins urgentistes de France, lors d'une conférence de presse en 2017 © Maxppp - Luc Nobout

"On a décidé de rejoindre le mouvement". Accompagné d'Hugo Huon, responsable du collectif Inter-Urgences à l'origine de la grève des personnels paramédicaux qui touche désormais 250 services d'urgences dans toute la France, Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf), a annoncé son ralliement ce jeudi. 

Six mois après le début du mouvement, l'Amuf est la première organisation de médecins à rejoindre la grève. "Nous demandons aux médecins urgentistes de se déclarer grévistes dans les services déjà en grève", a-t-il déclaré avant d'appeler "les autres syndicats (de médecins hospitaliers)" à "prendre leurs responsabilités".

"Un plan inutile et délétère"

Mardi déjà, Patrick Pelloux s'était dit"très déçu" par le plan de la ministre, évoquant "un rendez-vous raté" sans "rien sur les revalorisations salariales" de 300 euros net mensuels, ni les lits et effectifs supplémentaires réclamés par le collectif. 

"On n'est pas du tout d'accord" avec les mesures du gouvernement chiffrées à 754 millions d'euros jusqu'en 2022 a-t-il confirmé devant la presse. "Cet argent est totalement inadapté (...) Ce plan est inutile et délétère, il ne répond pas aux problèmes qu'on a depuis des années" a-t-il ajouté, citant notamment le futur "service d'accès aux soins" promis par la ministre pour réguler les appels aux secours, "irréalisable compte tenu des problèmes de recrutement dans les Samu" selon lui. "On sait pertinemment que cet argent est pris aux autres", a-t-il lancé, plaidant pour une prise en compte de "la problématique globale de l'hôpital". 

"L'entrée des médecins en grève nous ouvre de nouvelles possibilités pour marquer la contestation", s'est félicité Hugo Huon, qui souhaite une extension du mouvement à tous les services hospitaliers. L'Amuf s'associera désormais à toutes les actions prévues par le collectif, comme les rassemblements locaux prévus le 26 septembre a précisé Patrick Pelloux.

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