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Santé – Sciences

Urgences : les annonces de la ministre ne convainquent pas les soignants dans l'Yonne

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Par , France Bleu Auxerre

Le chiffre est gros : 750 millions d'euros. L'appellation est belle "pour une refondation des services d'urgence". Mais les annonces de la ministre de la santé n'ont pas convaincu les personnels des urgences de l'Yonne qui pointent le manque de médecins pour désengorger leurs services.

En France environ 250 service d'urgences sont en grève, dont cinq dans l'Yonne (Auxerre, Sens, Joigny, Avallon et Tonnerre)
En France environ 250 service d'urgences sont en grève, dont cinq dans l'Yonne (Auxerre, Sens, Joigny, Avallon et Tonnerre) © Maxppp - Maxppp

Yonne, France

La ministre de la santé présentait ce lundi une série de douze mesures pour répondre à la crise de urgences.  Agnès Buzyn a annoncé 750 millions d'euros consacrés aux urgences d'ici 2022. La moitié serait utilisé pour créer un "service d'accès aux soins", un numéro de téléphone et un site internet pour orienter les patients, vers un généraliste ou une téléconsultation. 

Chacun reconnait pourtant que l'idée est bonne : orienter les patients vers un généraliste ou une téléconsultation quand sont cas n'est pas une urgence. Cela se ferait par téléphone, avec un numéro unique ou sur internet. La mesure coûtera 340 millions d'euros mais sera sans effet dans l'Yonne selon Céline Plau, infirmière aux urgences de Tonnerre : "on est dans une région où on n'a plus de médecins libéraux donc les gens viennent forcément aux urgences. Donc même si on les réoriente, on ne sait pas où on va les réorienter parce qu'il n'y a personne pour les recevoir."

Les seuls lieux où les gens peuvent se sentir écoutés et orientés, ce sont les urgences - Florence Marois, infirmière à l'hôpital de Joigny

A Joigny, Florence Marois, infirmière et représentante CGT estime que la ministre de la santé est coupée des réalités : "il y a combien de patients qui n'ont plus de médecin traitant. Je ne vois pas trop comment on peut faire, il n'y a plus de spécialistes, on manque d'ORL, on manque de tout. Les seuls lieux où les gens peuvent se sentir écoutés et orientés, ce sont les urgences." 

Un mort au milieu d'un couloir, c'est arrivé cette année et ça va encore arriver - Céline Plau, infirmière à l'hôpital de Tonnerre

Des urgences où la ministre n'a pas annoncé de recrutements supplémentaires.  C'est pourtant ce qui manque le plus à Tonnerre selon Céline Plau : "un mort au milieu d'un couloir, c'est arrivé cette année et ça va encore arriver parce que nos conditions de travail ne sont plus acceptables. Et c'est vraiment cela qu'on a voulu dénoncer à travers cette grève. Et _cette grève, pour dire stop, maintenant ça suffit_, on ne peut plus travailler comme ça."

Les principales revendications des personnels en grève comme les ouvertures de lits et les embauches. n'ont pas été suivies. 

La grève devraient donc se poursuivre dans les cinq services d'urgences de l'Yonne. Depuis les mois de mai et juin, les cinq services d'urgence de l'Yonne (Auxerre, Sens, Joigny, Avallon et Tonnerre) se sont mis en grève. Environ 250 services sont en grève actuellement en France.

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