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Santé – Sciences

Crise des urgences : les mesures "chocs" que promet d'annoncer ce lundi la ministre de la Santé

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Par , France Bleu

Débloquer des centaines de millions d'euros sur trois ans, rouvrir des lits, former le personnel... Six mois après le début du mouvement de grève qui touche désormais plus de la moitié des services, Agnès Buzyn espère mettre un terme à la crise avec de nouvelles mesures ce lundi.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn reçoit ce lundi 9 septembre tous les acteurs de l'hôpital, comme les syndicats d'urgentistes et de médecins.
La ministre de la Santé Agnès Buzyn reçoit ce lundi 9 septembre tous les acteurs de l'hôpital, comme les syndicats d'urgentistes et de médecins. © Maxppp - Arnaud Journois

France

Un plan d'ampleur, le plus important de ces trente dernières années. Voilà comment certains qualifient la nouvelle série de mesures que doit annoncer Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, ce lundi 9 septembre 2019, face à tous les acteurs de l'hôpital, après celles de juin et de la semaine dernière. Vont-elles suffire à apaiser la colère des urgentistes, mobilisés depuis près de six mois ? Quelles sont les pistes ? France Bleu vous répond.

Une enveloppe de plusieurs centaines de millions d'euros

La ministre compterait débloquer une enveloppe d'au moins 600 millions d'euros sur trois ans, d'après nos confrères des Échos. Une bonne partie serait consacrée à la réouverture de lits, au cas par cas, selon les régions et les besoins des établissements. Ces places seront ensuite gérées par un "bed manager", un gestionnaire de lit, dans chaque hôpital, comme c'est déjà le cas à certains endroits grâce à des initiatives internes. 

Cet argent servirait aussi à former les infirmiers des urgences, pour qu'ils puissent décharger les médecins de certaines tâches comme les points de suture ou la prescription de radios. 

Faire des économies pour penser à l'après

Comme l'argent fond comme neige au soleil quand il y a autant de besoins, la situation ne peut être pérenne qu'en assainissant le système, d'après le gouvernement. Parmi les pistes pour faire des économies : limiter la venue des médecins occasionnels, intérimaires, qui sont parfois payés 2.000 euros la journée - c'est plus qu'un mois de salaire d'un infirmier urgentiste.

Penser aussi à une toute autre façon de financer les urgences. À la place du paiement à l'acte, qui incite les hôpitaux déjà surchargés à accueillir plus de monde, il pourrait y avoir une rémunération au forfait, en fonction du temps passé aux urgences, ou selon des barèmes par pathologies. Le coût d'une fracture ne serait donc plus le même que celui d'une piqûre d'insecte par exemple.

Créer un numéro d'urgence unique

Dernière mesure à l'étude : la création d'un numéro d'urgence unique de secours regroupant le samu, la police, les pompiers et les médecins libéraux. Problème : ils n'arrivent pas à se mettre d'accord. Les pompiers veulent garder le 112, les médecins-libéraux veulent eux mettre en avant leur numéro déjà existant, le 116 117.

L'objectif est de mieux orienter les patients pour désengorger, in fine, les salles d'attente des urgences surchargées de cas qui ne sont parfois pas urgents.

Le collectif Inter-Urgences discutera mardi de ces mesures, en Assemblée générale, pour établir aussi un calendrier et tenter de fédérer, au besoin, toute la fonction hospitalière.

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