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Urgences : les propositions surprises d'Agnès Buzyn face à la colère des urgentistes

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Par , France Bleu

En visite au CHU de Poitiers (Vienne) lundi, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a dévoilé une partie de ses propositions pour désengorger les urgences alors que le mouvement de grève des urgentistes en est à son cinquième mois et touche désormais la moitié des services d'urgence dans le public.

Agnès Buzyn, lors de sa visite au centre 15 du samu de Poitiers © Radio France - Isabelle Rivière
Agnès Buzyn, lors de sa visite au centre 15 du samu de Poitiers © Radio France - Isabelle Rivière © Radio France - Isabelle Rivière

Agnès Buzyn a dévoilé, lundi 2 septembre, une première salve de mesures pour "améliorer la situation" des services d'urgence "en surchauffe". La ministre de la Santé a choisi de faire ces annonces surprises lors de sa visite au CHU de Poitiers (Vienne) qu'elle a cité en exemple et où il n'y a pas grève. 

En France, la moitié des services d'urgences du public sont en grève (233 sur 474). Le mouvement a démarré il y a cinq mois. Une situation inédite en France. Aucune annonce salariale mais des mesures pour améliorer l'organisation de l’hôpital.

Ne plus voir des personnes âgées sur des brancards dans les couloirs

Les images de personnes âgées sur des brancards toute la nuit dans les couloirs des urgences, voilà tout d'abord ce que la ministre de la Santé ne veut voir. Pour "réduire au maximum les passages des personnes âgées" aux urgences, Agnès Buzyn entend généraliser "des filières d'admission directe", promettant à la clé "une incitation financière, une forme de bonus aux hôpitaux qui (les) mettront en place". Autrement dit, il faut que les personnes âgées accèdent directement au service qui va les soigner.

La vidéo assistance dans les Ehpad

Concernant les personnes âgées dépendantes, la ministre propose également de s'inspirer de l'exemple de Poitiers qui a mis en place"une vidéo-assistance entre les Ehpad et le Samu". Le médecin du samu consulte à distance via une caméra dans l'Ehpad. Il s'agit d'éviter des hospitalisations en cas de "pathologies bénignes".

Les ambulances n'iront plus systématiquement aux urgences

La ministre de la Santé veut également que les médecins régulateurs puissent envoyer les ambulances non plus uniquement vers les urgences mais, quand c'est possible en fonction de l'état de santé du patient, dans des maisons de santé ou les cabinets médicaux de garde. Et afin que cela ne coûte pas plus cher au patient un système de tiers payant est envisagé. 

La création d'un nouveau cursus pour former des super infirmiers d'urgence

Les personnels paramédicaux des urgences auront en outre le droit de "faire des gestes qu'ils ne peuvent pas faire aujourd'hui", comme "prescrire de la radiologie (ou) faire des sutures", ce qui leur permettra de toucher une "prime de coopération" de 80 euros net par mois. A plus long terme, le nouveau métier d'infirmier de pratique avancée, avec des compétences élargies, sera étendu à la spécialité "urgences", avec de premières formations à partir de l'automne 2020, et de premiers soignants diplômés en 2022.

De nouvelles annonces lundi prochain

Agnès Buzyn détaillera toutes ces annonces et d'autres mesures lundi le 09 septembre. La ministre de la Santé recevra "tous les acteurs du secteur", des syndicats et fédérations hospitalières aux représentants des médecins libéraux et du collectif Inter-Urgences.

Le collectif des infirmiers et aides soignants en grève prévoit de son coté le lendemain, mardi 10 septembre son assemblée générale à Paris. 

Le risque de contagion de la grève des urgences à tout l’hôpital

Par ailleurs neuf organisations de médecins appellent à rejoindre la mobilisation. Concrètement ils n’appellent pas à la grève, mais a participer aux AG précise au Parisien/Aujourd'hui en France l'urgentiste Patrick Pelloux président des médecins urgentistes de France.

Ces derniers entendent peser sur le vote du budget de la santé "Le projet de financement de la sécurité sociale pour 2020 doit prévoit une hausse des dépenses de santé d'au moins 3,5 %, contre les 2,3 % prévus. Sous 3,5 %, les hôpitaux seront encore déficitaires », justifie Patrick Pelloux. 

Pourtant selon une étude non publiée de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques) consultée par Le Parisien/Aujourd'hui en France, entre 2013 et 2018, la fréquentation des urgences s'est bel et bien envolée (+14%) mais les moyens ont suivi (16 %) tout comme les effectifs en hausse de 16 % côté infirmiers, 14 % pour les aides-soignants, et 9 % chez les médecins. 

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