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Santé – Sciences

Vaccination à l'officine : des infirmières mayennaises craignent une perte de patientèle

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Par , France Bleu Mayenne

C'est l'une des nouveautés de la campagne de vaccination cette année : désormais ceux qui sont éligibles à la vaccination anti-grippale peuvent se faire immuniser dans les pharmacies. En Mayenne, 79 officines se sont déclarées vaccinatrices. Mais les infirmières redoutent une perte de patientèle.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © Maxppp - Florian Salesse

Mayenne, France

Simplifier le parcours et augmenter la couverture vaccinale : voilà le double objectif de la vaccination en officine qui s'est étendue dans toutes les régions cette année, dont les Pays de la Loire.  En octobre, l'Agence régionale de Santé (ARS) a compté 79 pharmacies vaccinatrices en Mayenne, et le nombre est en constante augmentation. 

"Détecter des personnes qui ont besoin d'être vaccinées."

"L'intérêt de la vaccination en pharmacie, c'est de détecter les personnes qui ont besoin d'être vaccinées, les personnes à qui la Sécu n'a pas envoyé de bon parce qu'elle ne peut pas les détecter : les personnes en contact avec des nourrissons, avec des personnes fragilisées, des personnes âgées, immunodéprimées. On a besoin de vacciner ces personnes," déclare Eric Pinçon, pharmacien à Changé et co-président du Syndicat des Pharmaciens de la Mayenne. 

Eric Pinçon, co-président du syndicat des pharmaciens de la Mayenne. - Radio France
Eric Pinçon, co-président du syndicat des pharmaciens de la Mayenne. © Radio France - Marie Roussel

Une nécessité quand on sait que la grippe a tué près de 13 100 personnes en 2018 en France selon l'Assurance maladie. "Il est clair que l'on doit se protéger, la grippe : c'est dangereux et il faut faire attention", en convient Magella, infirmière à Laval. Mais ce qui dérange cette soignante, c'est que, selon elle, le pharmacien ne vérifie pas en amont si les patients qu'il vaccine sont suivis par des infirmiers. "Les pharmaciens devraient venir en complément de notre action et non pas nous court-circuiter en disant à nos malades : vous venez et on vous fera le vaccin".

Une solution pour répondre aux déserts médicaux ? 

Magella craint, à terme, une perte de patientèle. "Nous ne mettons pas tous les pharmaciens dans le même panier, soyons d'accord. Mais on a l'impression qu'on se fait quand même couper l'herbe sous le pied et qu'encore une fois les infirmières libérales passent derrière les intérêts des pharmaciens, des médecins etc.", déplore l'infirmière lavalloise. "Il faut arrêter avec les corporatisme, répond Eric Pinçon. On verra à la fin de la campagne si elles ont effectivement vu leur activité baisser. De toute façon, il faut dégager du temps aux infirmières pour les nouveaux actes, comme les pansements, elles font beaucoup de traitement à domicile. Et puis un grand nombre de patients en Mayenne n'ont plus de médecins traitants : il faut dégager du temps pour ces personnes."

Dans la région Pays de la Loire, près de la moitié de la population à risque s'est fait vaccinée contre la grippe ces deux dernières années, selon l'ARS.

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