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Dossier : Coronavirus Covid-19

"Un retour à la vie normale en septembre" espère Stéphane Paul du comité scientifique vaccin Covid-19

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

L'élargissement de la vaccination cette semaine est une nouvelle étape dans la stratégie de vaccination. Décrytage avec Stéphane Paul, immunologiste au CHU de Saint-Étienne.

30% des Français seraient encore refractaires à la vaccination.
30% des Français seraient encore refractaires à la vaccination. © Maxppp - Piero Tenagli

30% des Français seraient encore réfractaires au vaccin. C'est l'un des résultats du dernier baromètre Cevipof sur la confiance politique alors que les médecins du travail et les généralistes peuvent vacciner dès cette semaine. Opération séduction ce matin sur France Bleu par Stéphane Paul, immunologiste au CHU de Saint-Étienne et membre du comité scientifique vaccin Covid-19.

Interview : Stéphane Paul, immunologiste au CHU de Saint-Etienne

France Bleu Saint-Étienne Loire : des évolutions cette semaine avec les médecins généralistes qui peuvent vacciner, tout comme les médecins du travail volontaires. C'est important d'élargir le maillage de vaccination ?

Stéphane Paul - Oui pour accélérer le rythme de la vaccination. On ne pouvait pas le faire sans les médecins généralistes. Le vaccin AstraZeneca le permet aujourd'hui en étant stockable à 4 degrés. 

Et apporter de la confiance à ce processus qui en manque si on en juge par ces 30% de la population encore réfractaires au vaccin ?

Ce sont surtout des gens qui se posent des questions. En France il y a toujours eu cette méfiance à l'égard des vaccins et des médicaments. Il y a une frange de la population hésitante et qui demande à voir. On a besoin d'avoir des résultats. Il y en a en Angleterre, en Israël qui démontrent que la vaccination a un impact important. C'est comme cela qu'on arrivera à convaincre les gens qui hésitent.

On peut aussi les rassurer sur le processus d'élaboration de ces vaccins ?

Ils ont tous été élaborés, fabriqués de la façon la plus normale possible. Il y a eu énormément de moyens injectés dans la production de ces vaccins mais chaque phase a été respectée. Il y a eu des arrêts pour certains d'entre eux parce qu’on avait des effets indésirables. Aucune phase n'a été réduite dans le temps. Le nombre de vaccinés volontaires est normal par rapport à un vaccin classique. On peut rassurer ceux qui sont inquiets par rapport à l'efficacité de ces vaccins qui est spectaculaire. 

L'objectif de vacciner tout le monde d'ici la fin de l'été est accessible ?

C'est faisable techniquement. On l'a déjà fait en France  : chaque année pour la grippe on sait vacciner autant de personnes. La variable qu'on maitrise un peu moins c'est la quantité de vaccins disponible. Cela va dépendre de la validation de nouveaux vaccins (Janssen, Novavax) qui sont en attente d'homologation européenne. En fonction de la disponibilité de ces offres, oui nous saurons vacciner rapidement avec un objectif, annoncé depuis un petit moment, de vacciner les personnes à risques d'ici le mois de juin. C'est 20 à 25 millions de personnes en France. Ensuite nous étendrons à la vaccination à toutes les personnes adultes pendant l'été pour un retour, à peu, près, à la vie normale pour la rentrée de septembre.

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