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Vaccin anti-Covid à domicile : "Je vais enfin pouvoir embrasser mes petits-enfants"

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Par , France Bleu Périgord

La vaccination contre le coronavirus à domicile a débuté ce jeudi 25 février en Dordogne. Elle nécessite beaucoup d'organisation en amont pour utiliser le flacon de vaccin dans le temps imparti. Pour Alice, 89 ans à Cendrieux, c'est un passeport pour revoir sa famille.

Alice vient de recevoir sa première dose du vaccin Moderna.
Alice vient de recevoir sa première dose du vaccin Moderna. © Radio France - Charlotte Jousserand

Le parcours a été déterminé en amont par Marie Dubois, infirmière libérale et par le médecin qui l'accompagne, le docteur Armand Pesse. Ils ont récupéré le flacon de vaccin Moderna ce jeudi 25 février à 8 heures, au centre de vaccination. Ils ont ensuite six heures exactement pour pratiquer les 10 injections aux patients, après il est trop tard. Tout est minutieusement préparé par ces deux professionnels de santé alors que la vaccination contre le coronavirus à domicile a débuté ce jeudi. France Bleu Périgord les a suivis une partie de cette journée où les patients les attendaient souvent avec impatience. 

Reportage France Bleu Périgord à Cendrieux

Rouler doucement pour protéger le flacon

Le flacon qui est resté un mois dans un réfrigérateur agréé par l'Agence régionale de Santé, ne doit pas être secoué. "Il faut éviter toutes les vibrations", explique Marie Dubois, "ce qui veut dire qu'il ne faut pas aller trop vite". Le parcours entre les différents patients à voir a été étudié avant pour gagner du temps et éviter des détours.

Marie Dubois, "on a six heures, après il est trop tard"

La vaccination à domicile est attendue en Dordogne notamment pour les patients âgés et isolés. "Ils ne peuvent pas se déplacer dans les centres de vaccination, le transport n'est pas pris en charge et ce n'est pas toujours possible de demander aux auxiliaires de services de les emmener jusqu'aux centres". 

Un vaccin pour Alice pour pouvoir "embrasser ses petits-enfants"

Alice est la troisième patiente que le médecin et l'infirmière voient ce jeudi matin. La Périgourdine de 89 ans habite Cendrieux, un petit village du Périgord Pourpre. Alice souffre notamment de diabète fait partie de la liste des patients prioritaires. Depuis un an, Alice ne voit plus ses 12 arrière petits-enfants "je les vois par la fenêtre", explique Alice "la dernière fois, c'était l'anniversaire de mon arrière petit-fils, je l'ai eu au téléphone pour lui envoyer des millions de bisous". Alice avait hâte de se faire vacciner pour pouvoir les embrasser à nouveau : "Ce sont des champions, de bons petits, c'est la grand-mère qui parle", rigole-t-elle.

Si Marie Dubois connaît bien Alice, qu'elle voit régulièrement pour son diabète, pour le docteur Armand Plesse c'est une première. Ce médecin breton à la retraite vient en renfort de temps à autre. Il était là ce lundi 22 février pour l'ouverture du centre de vaccination à Saint-Alvère et il est resté un peu plus longtemps que prévu pour lancer la campagne de vaccination à domicile.

Alice, 89 ans, entourée de Marie Dubois, infirmière libérale et du docteur Armand Pesse.
Alice, 89 ans, entourée de Marie Dubois, infirmière libérale et du docteur Armand Pesse. © Radio France - Charlotte Jousserand

Consultation pré-vaccinale et surveillance après l'injection

Avant chaque injection, une consultation pré-vaccinale est obligatoire. Le médecin fait le point sur l'état de santé de la patiente et signe le formulaire. L'injection, pratiquée par Marie Dubois, ne dure que quelques secondes. 

En revanche, après, le médecin et l'infirmière restent sur place un peu plus d'un quart d'heure pour vérifier qu'il n'y a pas de réactions allergiques. "On nous a surtout signalé des douleurs au bras à l'endroit de la piqûre, mais rien d'autre et cela disparaît très vite, dès le lendemain". En cas de choc anaphylactique, ils ont dans la voiture une valise de secours pour attendre l'arrivée des secours. Pour vacciner, Marie Dubois a pris sur son jour de repos. Pour la jeune femme ce n'est pas un effort important au vu du contexte sanitaire. Elle a déjà bloqué son 25 mars, dans un mois, pour venir faire la deuxième injection de vaccin. 

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