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Dossier : Coronavirus Covid-19

Vaccination contre la Covid-19 chez les généralistes : "Nous sommes freinés par le manque de doses"

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Par , France Bleu Loire Océan

Les médecins généralistes vont pouvoir commencer à vacciner contre la Covid-19 ce jeudi. Mais, dans un premier temps, ils n'auront que 10 doses par semaine.

La vaccination contre la Covid-19 démarre ce jeudi chez les généralistes
La vaccination contre la Covid-19 démarre ce jeudi chez les généralistes © Radio France - Alexandre Marchi

À partir de ce jeudi, les médecins généralistes vont pouvoir commencer à vacciner contre la Covid-19 dans leurs cabinets avec le vaccin d'AstraZeneca. Mais ça va commencer tout, tout doucement, rappelle le président de l'Ordre des médecins en Loire-Atlantique, Vincent Pluvinage, invité de France Bleu Loire Océan.

10 doses par médecin et par semaine pour l'instant

"Encore une fois, on est régi par le flux tendu de l'apport de vaccins", se désole le président de l'Ordre des médecins de Loire-Atlantique. Pour l'instant, chaque médecin dispose de 10 doses de vaccin par semaine. Au niveau national, 29.000 médecins se sont inscrits pour cette première semaine de vaccination.

Nos secrétariats croulent sous les appels de patients qui n'arrivent pas à prendre rendez-vous, qui s'énervent.

Les patients à attendre avec impatience leur première dose de vaccin sont, eux, beaucoup plus nombreux. "C'est très compliqué pour nous à gérer au quotidien", explique Vincent Pluvinage. "Nos politiciens disent que nous sommes prêts et, effectivement, nous le sommes. Mais, je le répète, on manque de vaccins. Les patients qui reçoivent un courrier de la CPAM leur disant qu'il faut qu'ils se rapprochent de leur médecin nous appellent, nos secrétariats croulent sous les appels de patients qui n'arrivent pas à prendre rendez-vous, qui s'énervent... Ce sont des situations qui sont pénibles au quotidien"

Éthiquement, ce n'est pas simple.

Et pour ce début de vaccination en cabinets, c'est aux médecins généralistes de choisir lesquels de leurs patients seront vaccinés en premier. "Nous sommes obligés, dans un premier temps, de faire une sélection parmi nos patients âgés entre 50 et 64 ans, ayant au moins une comorbidité, ce qui, éthiquement, n'est pas simple".

Ça provoque un petit état grippal comme on peut avoir quand on vaccine contre la grippe.

Les médecins généralistes doivent aussi répondre aux inquiétudes des patients face à un vaccin un peu moins efficace et dont les effets secondaires peuvent faire peur. "Effectivement, la peur des effets secondaires les freine un petit peu. Ça provoque un petit état grippal comme on peut avoir quand on vaccine contre la grippe. Et puis, donc, le vaccin d'AstraZeneca n'est efficace qu'à 60%. Mais il faut rappeler que la vaccination n'empêche pas d'attraper la maladie, mais de limiter les formes graves".

En trois mois, la population peut être vaccinée.

En principe, petit à petit, les médecins généralistes devraient recevoir davantage de doses de vaccins. De là à imaginer une vaccination de grande ampleur dans les cabinets ? "Nous pouvons le faire", assure le président de l'ordre des médecins de Loire-Atlantique. "Il y a 60.000 généralistes en France. Vous multipliez par 10 vaccins par jour, ça fait 600.000. Si on garde cette cadence pendant trois mois, la population est vaccinée. Surtout que les infirmières sont prêtes, elles aussi, à vacciner". Et les pharmaciens ? "Si déjà les médecins et les infirmiers, qui sont quand même ceux qui connaissent le mieux leurs patients et leurs pathologies, peuvent vacciner, ça va le faire".  

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