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Vaccination contre la Covid en Corse : beaucoup plus de demandes que de doses disponibles

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Par , France Bleu RCFM

La campagne de vaccination se poursuit dans l’île. 4578 personnes ont été vaccinées depuis le 6 janvier, mais le nombre de doses fourni par le laboratoire Pfizer ne suffit pas à combler les demandes.

La Corse reçoit 3900 doses de vaccin par semaine
La Corse reçoit 3900 doses de vaccin par semaine © Maxppp - Guillaume BONNEFONT

La première phase de vaccination contre la Covid-19 a débuté dans l’île le 6 janvier dernier pour les publics prioritaires définis par les autorités sanitaires. 

A ce jour, 4578 doses de vaccins ont été administrées dans les EHPAD, les hôpitaux ou l’un des treize centres de vaccination ouverts dans la région. 

Sur les 26156 doses annoncées d’ici le mois de février, 10 010 ont déjà été réceptionnées, mais cela ne suffit pas, pour le moment, pour faire face à la demande. 

Pénurie temporaire

Le centre de vaccination de Migliacciaru reçoit, par exemple, 300 doses par semaine. « Au niveau du personnel et au niveau de l’établissement nous sommes en capacité de vacciner beaucoup plus de monde », explique le docteur André Rocchi. « Nous sommes aussi en capacité de monter une task force qui serait chargée de vacciner les personnes qui ne peuvent pas se déplacer dans les villages. Nous pourrions faire beaucoup mieux si le nombre de doses augmente ».

Face à la demande et à la pénurie temporaire de doses de vaccin, le centre de Migliacciaru a dû fermer ses portes en fin de semaine et devrait les ouvrir à nouveau mardi quand il aura été réapprovisionné. 

Un autre centre, situé à Baleone, devait ouvrir ce lundi, ce ne sera pas le cas, là encore par manque de doses. En revanche le centre de Cargese ouvrira comme prévu demain. 

3900 doses par semaine en Corse

La dotation prévue par l’Etat pour la Corse est de 1950 doses par département et par semaine, un chiffre qui a vocation à augmenter quand les laboratoires seront en capacité de fournir plus de doses. 

Le vaccin Pfizer est pour le moment le seul distribué dans l’île, le vaccin Moderna, qui a également reçu une autorisation de mise sur le marché, ayant lui été réservé aux régions dans lesquelles l’épidémie est la plus active. 

Pfizer a par ailleurs annoncé qu’il allait réduire de 20% sa distribution de vaccins dans les pays européens, mais la Corse, ne devrait pas en subir de conséquences. La région, ayant une très faible population, devrait conserver le même approvisionnement hebdomadaire.

Se soigner pour faire face à la troisième vague

Certains médecins ne cachent pas leur inquiétude en voyant arriver la troisième vague. « Certains la qualifient déjà de tsunami », déplore André Rocchi. Et le nombre de personnes vaccinées ne permettra pas de faire face avant plusieurs mois. 

« Nous ne voulons pas nous retrouver dans la situation de mars dernier », poursuit le médecin. « Nous ne voulons pas voir le porte-hélicoptères revenir, nous ne voulons pas voir les réanimations saturées, nous ne voulons pas voir autant de décès. » André Rocchi estime que la seule solution est que les patients soient pris en charge et traités avant que leur état se dégrade. « Il n’existe pas de protocole qui soit fixé par avis d’expert mais pour autant dans chaque territoire des expériences ont été faites qui ont donné de bons résultats. Sur le terrain nous avons des traitements qui marchent ! Il faut en tenir compte, il faut les essayer. Comme disait un de mes maîtres quand j’étais jeune étudiant, dans le doute on ne s’abstient pas, quand la mort peut être au bout du chemin il faut tout tenter. »

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