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Vaccination contre le Covid-19 : "C'est beaucoup trop lent", regrette le médecin mulhousien Patrick Vogt

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Par , France Bleu Alsace

La stratégie nationale de vaccination a commencé depuis le dimanche 27 décembre. Dès le lundi 4 janvier, une phase pilote doit être lancée dans six Ehpad et unités de soins de longue durée en Alsace. Le médecin mulhousien Patrick Vogt estime que ce rythme de vaccination devrait être plus soutenu.

Patrick Vogt, médecin généraliste à Mulhouse, a pris la première vague de plein fouet au mois de mars dans son cabinet.
Patrick Vogt, médecin généraliste à Mulhouse, a pris la première vague de plein fouet au mois de mars dans son cabinet. © Maxppp - Darek Szuster

"C'est beaucoup trop lent", martèle Patrick Vogt. Alors que la stratégie de vaccination a commencé depuis le dimanche 27 décembre en France, le médecin généraliste qui exerce à Mulhouse considère que "c'est une opération commando qu'il faut lancer". Pour l'instant, seules 332 personnes se sont fait vacciner dans le pays selon le site CovidTracker, qui compile des données sur l'épidémie depuis le début de la crise sanitaire. Une nouvelle phase pilote de vaccination doit être lancée lundi 4 janvier dans six Ehpad et unités de soins de longue durée en Alsace.

"L'enjeu de la vaccination, c'est de rapidement mettre à l'abri des dizaines de milliers de personnes, notamment les personnes âgées. Là, au rythme où c'est parti, ce n'est pas gagné", dénonce le médecin généraliste. "Il va falloir rapidement changer de stratégie. Il faut que dans les 15-20 jours du mois qui vient, les gens fragiles, vulnérables, les personnes âgées soient massivement vaccinées, sinon ça ne sert à rien. Il faut vraiment qu'on y aille !", réclame-t-il.

"Soit on attend et on confine, soit on vaccine"

Pour Patrick Vogt, tous les personnels de santé doivent être mobilisés pour que la vaccination soit efficace. "On a 100 000 médecins en France, à peu près autant d'infirmières, si chacun fait trois ou quatre vaccins par jour, on n'est pas loin des 500 000 vaccins par jour. En dix jours, on en fait 5 000 000. En un mois, on fait au moins 13 000 000 de vaccins", compte le professionnel mulhousien. "Le problème, ce n'est pas la main-d'oeuvre, elle est là !"

"On n'a pas le choix", continue Patrick Vogt. "Soit on attend et on confine, soit on vaccine. Je crois que le choix de la population, du corps médical, des médecins, de la science, c'est le vaccin, de manière assez évidente." Le médecin généraliste considère également qu'en étalant la vaccination et en prenant toutes les précautions, "on donne du crédit à la méfiance, on fait croire qu'il peut y avoir des problèmes".

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