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Vaccination contre le Covid : les premières piqûres ont débuté dans deux Ehpad d'Indre-et-Loire

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Par , France Bleu Touraine, France Bleu

Les résidents des Ehpad d'Indre-et-Loire sont parmi les premiers en France à pouvoir se faire vacciner contre le Covid. La vaccination a débuté ce lundi matin à la résidence Debrou de Joué-lès-Tours. Dix résidents y ont pour l'instant été vaccinés.

Jacques Collineau, 75 ans, est l'un tout premiers tourangeaux à s'être fait vacciner contre le Covid-19
Jacques Collineau, 75 ans, est l'un tout premiers tourangeaux à s'être fait vacciner contre le Covid-19 © Radio France - Annabelle Wanecque

Les premiers vaccins ont été administrés en Indre-et-Loire. Dans le département, la campagne de vaccination contre le Covid-19 a débuté ce lundi matin à l'Ehpad Debrou de Joué-lès-Tours. Dix résidents y ont été vaccinés pour cette première journée. Sept l'ont ensuite été à l'Ehpad de l'Ermitage à Tours. Suivront ce mardi les résidents de deux maisons de retraite, à Luynes et à Loches. Bien sûr, il faut qu'à chaque fois la personne concernée ait donné son consentement. 

Près de 10.000 doses de vaccin stockées au CHRU de Tours 

Le CHRU de Tours fait partie des quatre premiers établissements hospitaliers français à avoir reçu le vaccin de Pfizer-BioNTech samedi dernier, une livraison de 9.756 doses entreposées à -80°C dans un congélateur. Les résidents des Ehpad dépendant de l'hôpital tourangeau sont donc parmi les premiers en France à pouvoir se faire vacciner. Dont ceux de la résidence Debrou, d'où la grande satisfaction de son directeur Abdelkabire Essalhi. 

Ce vaccin permet de remettre le lien social - Le directeur de la résidence Debrou

Son établissement a été durement touché par le virus le mois dernier, avec 34 résidents contaminés et 10 décès. "Nous travaillons avec le lien social et ce Covid-19 a déstructuré ce lien social. Ce qui soigne nos aînés, c'est de recevoir leurs proches, aller à l'extérieur. Ce vaccin permet de remettre le lien social au cœur de nos gestes et de nos mots".

C'est prendre un risque supplémentaire de ne pas le faire - L'un des premiers vaccinés

Dans cet Ehpad, Jacques Collineau prend volontiers la pose pour les journalistes. Ce résident de 75 ans se dit d'ailleurs beaucoup plus impressionné par la nuée de micros et de caméras que par la piqûre, lui qui n'a pas hésité à se faire vacciner. "C'est prendre un risque supplémentaire de ne pas le faire car ici on fréquente beaucoup de gens qui viennent de l'extérieur, des familles qui viennent dire bonjour à leurs parents". 

C'est l'espoir que l'on puisse reprendre une vie normale - La représentante des familles à l'Ehpad Debrou

En plus cet Ehpad qui dispose de 240 places a comme beaucoup d'autres subi l'épidémie de plein fouet, avec 34 résidents contaminés et 10 décès. Pour Marie-Claire Dulong, la représentante des familles, ce vaccin est donc une très bonne nouvelle. "C'est l'espoir que l'on puisse reprendre une vie normale. Il y a des couples ici, dont l'un est à l'intérieur et l'autre à l'extérieur. Ça fait quand même huit mois qu'ils ne se sont pas embrassés". 

Dix personnes âgées y ont pour l'instant été vaccinées. C'est peu quand on les compare aux près de 10.000 doses reçus au CHRU de Tours. Mais commencer par les résidents des Ehpad prend du temps, explique Richard Dalmasso, c'est le directeur général adjoint de l'hôpital. "Il faut qu'ils consentent. Un certain nombre d'entre eux présentent des troubles cognitifs, donc ce n'est pas forcément évident de recueillir leur consentement. On ne veut pas précipiter, il ne faut pas que la chance se transforme en perte de chance si on a pas correctement informé les gens, si on a pas vérifié leur statut médical, donc ça prend un peu de temps à se mettre en place". 

Il ne faut pas attendre d'effets avant fin mars

Cette première phase de la vaccination doit d'ailleurs s'étendre sur les deux premiers mois de l'année. Seront vaccinés en janvier les résidents des Ehpad qui ne dépendent pas du CHRU de Tours, puis les personnels fragiles de tous les Ehpad (de plus de 65 ans ou présentant des maladies chroniques). Ils seront suivis par les personnes de plus de 50 ans fragiles, puis les personnels soignants, et enfin le reste de la population. 

Les effets de cette première phase de vaccination ne devraient pas être ressentis avant la fin mars. Près de 34.000 résidents d'Ehpad pourraient être vaccinés sur toute la région Centre-Val de Loire.

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