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Dossier : Coronavirus Covid-19

Vaccination dans la Somme : peu de créneaux à prendre pour les plus jeunes

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Par , France Bleu Picardie

Le gouvernement a annoncé un élargissement de la vaccination à toutes les personnes majeures, à condition de prendre des rendez-vous non pourvus. Dans la Somme, les professionnels de santé saluent cette décision, même si elle ne devrait pas changer grand chose.

A partir du mercredi 12 mai, toutes les personnes majeures pourront être vaccinées, sous certaines conditions.
A partir du mercredi 12 mai, toutes les personnes majeures pourront être vaccinées, sous certaines conditions. © Radio France - Cyrille Ardaud

Dès ce mercredi 12 mai, toutes les personnes âgées d'au moins 18 ans peuvent se faire vacciner contre le Covid-19, à condition de prendre rendez-vous la veille pour le lendemain sur des créneaux non pourvus. C'est ce qu'a annoncé Emmanuel Macron la semaine dernière, alors que le chef de l'Etat était en déplacement au centre de vaccination de la porte de Versailles, à Paris. Cette mesure est un nouveau coup d'accélérateur donné par le gouvernement à la campagne vaccinale, alors que l'objectif est d'atteindre les 20 millions de personnes ayant reçu au moins une dose à la mi mai.

Mais pour beaucoup de professionnels de santé dans la Somme, cette décision est surtout un effet d'annonce. Dans le département, il ne reste que très peu de rendez-vous non pourvus. Il en reste même encore moins depuis lundi 10 mai, puisque la campagne vaccinale a été élargie à toutes les personnes âgées de plus de 50 ans. Franck Perez est infirmier, il gère le centre de Saleux, près d'Amiens : "on gagne dix ans en tranche d'éligibilité. A partir de 50 ans, ce sont des gens très réactifs, très connectés, les créneaux sont pris en force."

Une mesure plutôt destinée aux très gros centres de vaccination

Et selon Isabelle Lejeune, du centre de vaccination d'Abbeville, il n'a pas fallu attendre cet élargissement à toutes les personnes de plus de 50 ans pour manquer de créneaux et de doses : "tous les jours sont pleins. Les gens peuvent s'inscrire sur internet, mais il y a plusieurs jours de délais avant d'avoir un rendez-vous."

Pour beaucoup de professionnels, l'annonce du président de la République s'adresse principalement aux très gros centres de vaccination, notamment ceux situés en région parisienne. Le docteur Dominique Ringard est en charge du centre d'Amiens-Nord : "c'est surtout dans les gros centres avec énormément de vaccins, il y a des gens qui ne viennent pas à la dernière minute. Mais pour l'instant ça ne va représenter que quelques injections supplémentaires. Les vaccinodromes qui injectent jusqu'à 2 000 doses par jour ont peut-être plus de facilités à avoir des créneaux disponibles pour des gens de tous âges. Mais dans les petits centres pour le moment ça ne va représenter que quelques cas exceptionnels."

"Parfois j'ai du mal à monter dans ma voiture parce qu'on me demande des doses"

Malgré tout, tous saluent une décision qui va dans le bon sens, de nature à accélérer un peu la campagne vaccinale. Selon Franck Perez, la pression devient difficile à supporter : "le but de la campagne vaccinale, c'est de vacciner. On avait l'impression de marcher avec le frein à main serré. La gestion de l'agacement de la population, voire de l'agressivité commençait à être compliqué. On est sur le front depuis quatre mois, et tous les soirs on doit parlementer pendant deux heures. Parfois j'ai du mal à monter dans ma voiture parce qu'on me demande des doses et je dois leur dire 'laissez moi rentrer chez moi'. On commençait à s'inquiéter parce que la pression est très importante. Il y a une grosse demande et on nous imposait un frein par manque d'approvisionnement. Donc si ça se détend un peu c'est une bonne chose."

Réécoutez le reportage de France Bleu Picardie

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