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Dossier : Coronavirus Covid-19

Vaccination en Isère : "Nous ne sommes pas dans une campagne d'urgence"

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Par , France Bleu Isère

La courbe des hospitalisations est stable mais reste élevée dans notre département alors que la stratégie vaccinale se met en place doucement mais sûrement au rythme de 6.000 injections par semaine en Isère jusqu'à fin février.

Les centres liés au CHU de Grenoble ont vacciné plus de 10.000 Isérois depuis le début de la campagne, en décembre.
Les centres liés au CHU de Grenoble ont vacciné plus de 10.000 Isérois depuis le début de la campagne, en décembre. © Radio France - Laurent Gallien

La courbe des hospitalisations est stable mais reste élevée dans notre département alors que la stratégie vaccinale se met en place doucement mais sûrement au rythme de 6000 injections par semaine en Isère jusqu'à fin février.

Un nombre d'hospitalisations stable mais élevé

Les derniers chiffres de l'épidémie de Covid-19 en Isère confirment que la troisième vague redoutée après les vacances de Noël a été évitée mais la courbe des hospitalisations est toujours haute dans le département avec en ce moment 300 personnes hospitalisées au CHU de Grenoble et dans les établissements de l'agglomération, dont 44 malades en réanimation. À titre d'exemple, au plus fort de la crise, au moment de la deuxième vague, l'hôpital prenait en charge 530 patients. Le taux de positivité des tests est actuellement de 8% sur le secteur. 

"Nous avons beaucoup diminué le nombre d'hospitalisations par rapport à la première vague mais nous sommes maintenant sur un plateau qui est important et situé au-dessus de la deuxième vague. L'épidémie n'est pas contrôlée et le virus circule toujours", explique le professeur Olivier Epaulard, infectiologue au CHU Grenoble-Alpes.

6000 vaccinations par semaine en Isère

Depuis le début de la campagne de vaccination démarrée en décembre dernier, 10.600 personnes ont reçu l'injection en Isère, dont 71% sont des professionnels de santé, 21% des résidents en Ehpad et les 8% restants sont des plus de 75 ans, ce qui représente environ 900 personnes qui ont été vaccinées depuis le lundi 18 janvier et le l'ouverture de la vaccination au grand public. 14 centres de vaccination sont actuellement ouverts en Isère, tous rattachés au CHU de Grenoble qui est l'établissement "pivot" de la stratégie vaccinale du département. 6.000 doses du vaccin seront injectées chaque semaine jusqu'à fin février

Monique Sorrentino, la directrice du CHU de Grenoble.

Tributaire de l'arrivée, au compte-gouttes, des vaccins livrés par le laboratoire Pfizer-BioNTech, le CHU Grenoble-Alpes se dit prêt à intensifier le nombre de vaccinations dès que ce sera possible. "Chaque centre de vaccination a la capacité de prendre plus de patients en charge. Chaque fois que nous recevrons plus de doses, nous serons hyper réactifs pour diffuser le vaccin le plus vite possible et sur tous les publics prioritaires sur l'ensemble du territoire mais il faut être patience, il n'y a pas d'urgence à se faire vacciner", rappelle Monique Sorrentino, la directrice du CHUGA. 

"Le vaccin est très sûr" 

Pierrick Bedouch, chef du pôle pharmacie au CHU de Grenoble.

Après quelques semaines de vaccination en France et en Isère, le professeur Pierrick Bedouch, chef du pôle pharmacie au CHU de Grenoble, assure que le vaccin est "très sûr" et qu'il y a "très peu d'effets secondaires indésirables à part les effets classiques comme une douleur et un peu de fièvre". Pour éviter les réactions allergiques graves, "les patients sont interrogés sur leur histoire vaccinale", précise le professeur et l'ensemble des centres de vaccination sont équipés pour intervenir immédiatement si nécessaire. 

L'objectif est d'abord de limiter le nombre de morts, pas d'inverser la courbe épidémique

Dans l'immédiat, l’arrivée du vaccin n’est pas synonyme de la fin de l’épidémie ou d'une courbe d'hospitalisations qui baisse, selon le professeur Olivier Epaulard, infectiologue au CHU de Grenoble. "Pour l'instant, l'objectif de la vaccination est de diminuer le nombre de morts. Nous ne sommes pas dans une campagne d'urgence mais dans une campagne pour protéger dès que possible les personnes les plus fragiles", explique le professeur. 

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