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Vaccination : l'appel au civisme de la directrice générale du CHR de Metz Thionville

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Le flou autour du vaccin AstraZeneca en Moselle, ces derniers jours, a généré beaucoup de confusion chez les Mosellans, qui ont appelé en masse la plateforme CoVax ce lundi. Certains ont été agressifs envers les opérateurs, ce que déplore Marie-Odile Saillard.

Laurent Touvet, le préfet de la Moselle en compagnie de Marie-Odile Saillard la directrice du CHR Metz-Thionville
Laurent Touvet, le préfet de la Moselle en compagnie de Marie-Odile Saillard la directrice du CHR Metz-Thionville © Radio France - Natacha Kadur

L'épidémie de coronavirus stagne en Moselle, mais toujours à un niveau élevé. Notre taux d'incidence reste sous la barre des 300 nouveaux cas pour 100.000 habitants, et nous avons un taux de positivité parmi les plus bas : 5,7%, contre 8,8% pour la moyenne nationale. 

Lors du point presse qui se tient chaque semaine en préfecture, les autorités ont fait le point notamment sur les variants : le britannique est redevenu le plus répandu en Moselle (58% des cas) alors que le variant sud-africain, majoritaire mi-février, concerne aujourd'hui 30% des contaminations dans notre département. 

Trois fois plus d'appels à la plateforme CoVax

Face à ce variant sud-africain, les recommandations de la Haute Autorité de Santé, ces derniers jours, sur l'emploi du vaccin AstraZeneca ont porté à confusion, jusque dans les cabinets médicaux ou les pharmacies qui ne savent plus ce qu'ils doivent faire... Beaucoup d'interrogations aussi chez les habitants, qui ont cherché des réponses auprès de la plateforme CoVax, le numéro de téléphone à appeler en Moselle pour prendre rdv pour se faire vacciner : le 03 87 345 345. 

Sauf que ce lundi, la plateforme a été prise d'assaut, par des personnes parfois excédées. "Nous avons en temps normal entre 1.500 et 2.000 appels par jour, avec des délais d'attente raisonnables, explique Marie-Odile Saillard, la directrice générale du CHR de Metz Thionville. Lundi, nous avons reçu 6.000 appels, avec parfois des délais d'attente plus longs, et des personnes faisant preuve d'une certaine agressivité". Au bout du fil, six à huit opérateurs (soignants, personnels administratifs hospitaliers et pompiers). "Ces personnes font le maximum pour être agréables, rapides et efficaces. Je demande aux Mosellans et aux Mosellanes de ne pas les insulter". 

La violence au téléphone, ça devient particulièrement difficile à vivre

Tension hospitalière toujours forte

Immense fatigue aussi, et ce n'est pas nouveau, des personnels soignants, au front depuis plus d'un an maintenant pour prendre en charge les formes les plus graves du coronavirus. Pour soulager les équipes, les transferts vers les hôpitaux des départements voisins continuent : 13 transferts, vers Strasbourg essentiellement, ont eu lieu ces derniers jours. Il a aussi été possible d'ouvrir huit lits de soins critiques supplémentaires, quatre à Mercy et quatre à Schuman. Sans compter les déprogrammations : certains services ont réduit leur activité de 50 à 70%

Mais ce qui inquiète Marie-Odile Saillard, c'est la fuite des personnels qui s'accélère, tant dans les hôpitaux publics que privés : "Nous constatons que des personnels soignants quittent la fonction publique hospitalière pour des missions moins contraignantes : médecine scolaire, protection maternelle et infantile... Là où il n'y a pas de 3-8, de travail de nuit. Là où il n'y a pas d'urgence à gérer. Vous pouvez programmer votre planning de travail pratiquement sur toute l'année. Ils ne veulent pas arrêter de travailler, ils veulent des conditions de travail plus supportables."

Comment demain, après la crise, les hôpitaux vont-ils pouvoir intégrer cette fuite des personnels ?

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