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Dossier : Coronavirus Covid-19

Vaccination anti-covid : la Haute-Loire face à un trou d'air, les autorités lancent un appel à l'aide

La vaccination des adultes semble bel et bien marquer le pas en Haute-Loire. Ce jeudi 10 juin, il reste 22.000 doses de vaccin dans les congélateurs du département. Les autorités de santé, la préfecture et l'hôpital du Puy-en-Velay lancent un appel à la prise de conscience collective.

A l'intérieur d'un centre de vaccination (photo d'illustration).
A l'intérieur d'un centre de vaccination (photo d'illustration). © Maxppp - PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

La vaccination marque le pas en Haute-Loire. Le département est désormais le plus mauvais élève d'Auvergne, avec un taux de 43.7% d'adultes ayant reçu au moins une injection, alors qu'il s'était démarqué au début de la campagne par sa mobilisation auprès des populations les plus âgées. L'ARS, la préfecture et l'hôpital du Puy-en-Velay lancent un appel à l'aide pour inciter les habitants à se faire vacciner.

22.000 doses attendent dans les congélateurs

Ce n'est pas un pallier, mais un véritable "trou d'air", selon les mots du directeur de l'hôpital du Puy-en-Velay, Jean-Marie Bollier. Le manque d'affluence dans les centres de vaccination en témoigne : "Avant, on vaccinait à peu à près 15.000 personnes par semaine. Ces dernières semaines on a vacciné, en primo-injection, peut-être 2 à 3000 personnes."

Autre signe de cet essoufflement massif : le créneau de deux heures réservé à la vaccination sans rendez-vous au Stade Massot n'a attiré que douze personnes mercredi 9 juin, alors qu'il est calibré pour en accueillir 200. Par conséquent, les ouvertures en nocturne, c'est-à-dire la vaccination jusqu'à 20 heures voire 22 heures, sont annulées. 

Les autorités sanitaires et préfectorales ne donnent guère d'explications sur ce trou d'air. Pierre Gibert, maire de Costaros, voit comme partout ailleurs des adultes "attentistes, qui veulent voir les retours de ceux déjà vaccinés, les indécis, et puis les réfractaires complets." Le déconfinement et le retour des beaux jours peuvent également jouer un rôle, tout comme l'approche des grandes vacances.

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Une nouvelle vague n'est pas à exclure

Pour autant, la préfecture le rappelle : même si la situation sanitaire s’améliore en Haute-Loire, le taux d’incidence et le taux de positivité sont toujours au-dessus du taux national : 81,5 pour 100 000 habitants contre 67,9 pour la France, et 3,5 % dans le département contre 2,3 % en France.

Le directeur de l'hôpital du Puy-en-Velay le répète : "le vaccin protège à 98% des formes graves. Aucun vacciné n'a été hospitalisé." Jean-Marie Bolliet voit d'un très mauvais œil l'arrivée du variant delta (indien) en France, qui pourrait s'installer en l'absence d'une bonne couverture vaccinale : "Au lieu d'atteindre une immunité collective très rapide, début août, on y arrivera en mars ou en mai 2022 en Haute-Loire. C'est désespérant. D'ici un mois, un mois et demi, la Haute-Loire pourrait pâtir très fortement de l'arrivée de ce variant."

Tout est fait pour faciliter la vaccination. Le délai entre les deux doses peut varier entre cinq à sept semaines. Il est conseillé de réaliser la deuxième injection dans le même centre, mais en cas de difficultés, une tolérance peut s'appliquer. De plus, si des mineurs souhaitent se faire vacciner en Haute-Loire avant l'ouverture officielle le 15 juin prochain, ils le pourront avec l'accord de leurs parents pour ne pas gaspiller les doses.

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