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Vaccins anti-Covid : "c'est normal qu'il y ait des interrogations" explique un infectiologue du CHU de Nantes

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Par , , France Bleu Mayenne

Invité de la matinale de France Bleu Mayenne, ce lundi, François Raffi, le chef du service des maladies infectieuses au CHU de Nantes, s'est montré plutôt rassurant sur l'efficacité des vaccins anti-coronavirus qui vont prochainement arriver sur le marché.

Le professeur François Raffi, chef du service des maladies infectieuses du CHU de Nantes.
Le professeur François Raffi, chef du service des maladies infectieuses du CHU de Nantes. © Maxppp - Franck Dubray. PQR/OUEST FRANCE

Face à la Covid-19, 48 candidats vaccins sont actuellement en essais cliniques sur l'homme. Mais seuls 11 sont entrés dans la phase 3, la dernière avant l'homologation des autorités, selon l'Organisation mondiale de la santé.

Les espoirs de campagnes de vaccination massives, qui devraient commencer avant la fin de l'année, ont été confortés ce lundi matin par l'annonce du laboratoire britannique AstraZeneca. La firme, associée à l'université d'Oxford, a développé un vaccin efficace à 70% en moyenne, voire à 90% dans certains cas, selon les résultats intermédiaires des essais cliniques de grande échelle réalisés au Royaume-Uni et au Brésil.  Ces résultats semblent pour l'heure moins probants que ceux de ses concurrents américains Pfizer/BioNTech ou Moderna, dont l'efficacité dépasse les 90%. 

Le vaccin contre le coronavirus devrait arriver en France en début d'année prochaine explique sur France Bleu Mayenne, François Raffi, le chef du service des maladies infectieuses au CHU de Nantes : "nous devons attendre d'avoir davantage de données consolidées sur les traitements en cours de développement. Les recherches vont vite car les différents vaccins ont pu réaliser les études de phase 3 avec un recrutement de volontaires pendant l'été et pendant la période de 2ème vague dans un contexte de circulation active du virus. Nous attendons des résultats anglais et d'autres vaccins européens d'ici la fin de l'année afin d'élargir l'offre et les capacités de vaccination". 

François Raffi tempère l'espoir, notamment sur l'efficacité à long terme des vaccins américains : "nous n'avons pas de données consolidées à deux mois, ce ne sont que des résultats préliminaires. Avant de lancer un vaccin à grande échelle, il faut des données de suivi un peu plus prolongées". 

Selon un sondage récent, un Français sur deux ne souhaite pas se faire vacciner. Faut-il avoir peur d'un remède anti-Covid ? : "ce sondage ne doit pas être interprété au-delà du contexte. C'est normal qu'il y ait des interrogations tant qu'il n'y a pas eu de données consolidées. Il y aura évidemment une communication scientifique pour expliquer comment ce vaccin peut protéger. A ce moment-là, on aura, j'espère, une meilleure adhésion. Avec les vaccins européens, on aura davantage de sécurité qu'avec les vaccins américains" souligne François Raffi qui ne milite pas pour l'obligation de vaccination contre le coronavirus. 

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