Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Vaccins contre le coronavirus : la compétition

-
Par , France Bleu

La campagne de vaccination va commencer en France ce dimanche. Le premier vaccin a être administré sera celui de Pfizer/BioNTech. En tout 14 vaccins en sont au dernier stade de développement. Qui sont-ils et quels sont les plus efficaces ?

Où en sont les différents vaccins contre le Covid-19 ?
Où en sont les différents vaccins contre le Covid-19 ? © Maxppp - Danny Lawson

Avec le feu vert accordé par les autorités sanitaires européennes au vaccin Pfizer/BioNTech, les campagnes de vaccination vont pouvoir commencer dès ce dimanche dans l’Union européenne. Mais qu’en est-il des autres vaccins ? 

Combien de vaccins différents existe-t-il ?

Le Royaume-Uni a donné le premier feu vert le 2 décembre au vaccin développé par l'américain Pfizer et l'allemand BioNTech. Aux Etats-Unis, des autorisations d'urgence ont été accordées par l'Agence américaine des médicaments à Pfizer/BioNTech et à Moderna. Au total, 16 pays et l'Union européenne ont donné leur feu vert au vaccin Pfizer/BioNTech.

De son côté, la Russie a démarré sa campagne le 5 décembre avec le vaccin russe Spoutnik V, encore dans sa troisième et dernière phase d'essais cliniques. Enfin, les autorités chinoises ont déjà donné leur feu vert à une utilisation d'urgence de certains de leurs vaccins, même si aucun n'a encore été formellement approuvé.

Au total, 14 vaccins en sont au dernier stade de développement, la phase 3, selon le dernier point de l'OMS jeudi dernier, un décompte incluant ceux déjà sur le marché. Parmi eux se trouvent quatre vaccins chinois ainsi que celui de Johnson & Johnson, qui pourrait demander une autorisation de commercialisation aux Etats-Unis fin janvier ou début février.

En tout, 56 "candidats vaccins" sont testés dans des essais cliniques sur l'homme à travers le monde et l'OMS comptabilise 166 projets en phase pré-clinique.

Quel est le meilleur vaccin ?

Depuis le 9 novembre, quatre fabricants ont annoncé que leur vaccin était efficace : Pfizer/BioNTech, Moderna, l'alliance britannique AstraZeneca/Université d'Oxford, et l'institut d'Etat russe Gamaleïa. Ces annonces s'appuient sur le dernier stade des essais cliniques, la phase 3, pour lequel des dizaines de milliers de volontaires ont été recrutés.

Mais les données scientifiques détaillées et validées sont disponibles seulement pour deux d'entre eux : ceux de Pfizer/BioNTech et d’AstraZeneca/Oxford. La revue scientifique The Lancet a confirmé le 8 décembre que le vaccin d'AstraZeneca était efficace à 70% en moyenne. 

Cette efficacité est une moyenne car deux différents protocoles ont été utilisés : certains volontaires ont d'abord reçu une demi-dose, puis une dose complète un mois plus tard, avec une efficacité de 90%. Mais elle descend à 62% pour le reste des volontaires, pourtant vaccinés avec deux doses complètes. AstraZeneca a reconnu que l'administration d'une demi-dose provenait d'une erreur et annoncé la tenue d'une "étude supplémentaire" pour vérifier ces résultats.

Pour le vaccin Pfizer/BioNTech, la FDA (l'Agence américaine des médicaments) a confirmé dans un compte-rendu sur les données de l'essai la très haute efficacité à 95% du vaccin, administré en deux doses espacées de trois semaines.

Moderna se prévaut d'une efficacité très proche, de 94,1%. Le vaccin Spoutnik V russe, lui, affiche une efficacité de 91,4% sur ses 39 malades (et 95% sur un nombre de malades non précisé).

Le vaccin AstraZeneca/Oxford a pour lui d'être le moins cher (environ 2,50 euros la dose). Ceux de Moderna et de Pfizer/BioNTech ont un handicap logistique, car ils ne peuvent être stockés à long terme qu'à très basse température (-20° Celsius pour le premier, -70°C pour le second).

Quelles sont les techniques utilisées ?

Les laboratoires ont misé sur différentes méthodes. Certaines sont déjà connues, d'autres sont inédites. 

Les vaccins chinois Sinovac et Sinopharm, ou encore celui de la biotech franco-autrichienne Valneva, par exemple, utilisent la technique classique du virus "inactivé". Elle consiste à créer une réponse immunitaire chez les personnes en leur injectant un virus privé de ses capacités de nuire. Pour ce faire, les agents infectieux du SARS-CoV-2 sont traités chimiquement ou par la chaleur afin de perdre leur nocivité, tout en gardant leur capacité de provoquer une réponse immunitaire. C'est la forme la plus traditionnelle de vaccination.

La technique de l'ARN messager, ultra-innovante, est celle employée par Pfizer et son partenaire allemand BioNTech, ou encore par la société de biotechnologie américaine Moderna. Cette technologie consiste à injecter dans nos cellules des brins d'instructions génétiques appelées ARN messager, pour leur faire fabriquer des protéines ou "antigènes" spécifiques du coronavirus. Ces protéines vont être livrées au système immunitaire, qui va alors produire des anticorps.

Les vaccins à "vecteurs viraux" utilisent comme support un autre virus, peu virulent, transformé pour y ajouter une partie du virus responsable du Covid-19. Le virus modifié pénètre dans les cellules des personnes vaccinées, qui fabriquent alors une protéine typique du SARS-CoV-2, éduquant leur système immunitaire à le reconnaître. AstraZeneca, groupe anglo-suédois, et l'université d'Oxford utilisent ainsi comme vecteur viral un adénovirus. Il en est de même pour l'américain Johnson & Johnson, du chinois CanSino Biological. Spoutnik V, développé par le Centre de recherches en épidémiologie Gamaleïa, avec le ministère russe de la Défense, repose sur l'utilisation de deux adénovirus. 

Il existe enfin la technique du vaccin à protéine recombinante : le coronavirus possède à sa surface des pointes (des protéines virales) pour entrer en contact avec les cellules à infecter. Ces protéines en forme de pointe peuvent être reproduites (sans le virus) et présentées ensuite au système immunitaire pour le faire réagir. La biotech américaine Novamax utilise cette technique. Des données préliminaires sont attendues au premier trimestre 2021.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess