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Santé – Sciences

Vaccins : les Nancéiens mitigés sur le passage de trois à onze piqûres obligatoires

dimanche 3 septembre 2017 à 9:50 Par Marie Roussel, France Bleu Sud Lorraine

Aujourd'hui, vos enfants doivent être vaccinés contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Dans quatre mois ce ne sera plus trois, mais onze piqûres qui seront obligatoires. A Nancy comme ailleurs, cette mesure annoncée par le Ministère de la Santé cette semaine interroge les parents.

La mesure doit entrer en vigueur le 1er janvier 2018.
La mesure doit entrer en vigueur le 1er janvier 2018. © Maxppp - Michèle Constantini

Nancy, France

Le carnet de santé de votre enfant est-il bien à jour ? Pour le moment, seuls trois vaccins sont obligatoires mais attention, cela va changer au mois de janvier. Le Ministère de la Santé a annoncé cette semaine que le nombre de piqûres obligatoires passera à onze d'ici quatre mois. Les huit vaccins concernés sont : coqueluche, bactérie Haemophilus influenzae, méningocoque C, hépatite B, rougeole, oreillons, rubéole et pneumocoque.

15% des enfants non vaccinés

En fait, cette annonce ne devrait pas changer grand chose, puisque ces huit vaccins sont déjà vivement recommandés par les médecins. "C'est simplement un transfert de responsabilité, du médecin à l'Etat", traduit le pédiatre nancéien Alain Oudin. La mesure concerne surtout 15% des enfants qui ne sont pas vaccinés et qui peuvent potentiellement provoquer des épidémies. Une bonne mesure pour Alexandre, qui fait la queue dans cette pharmacie du centre-ville :

Il y a beaucoup de personnes qui ne sont pas au courant qu'ils doivent faire des vaccins. C'est l'Etat qui doit obliger ce genre d'individus à les vacciner d'office."

De plus en plus de méfiance

Evelyne, elle est beaucoup moins catégorique. Sa fille a été vaccinée contre l'hépatite B dans les années 90 . "Elle a déclaré après un problème d'auto-immunité sévère, avec séquelles à l'estomac et séquelles rénales jusqu'à une vingtaine d'années. Les médecins ont mis très longtemps à pouvoir émettre l'hypothèse que la cause de ce gros souci de santé pouvait être suite à ce vaccin".

Mais "il faut faire attention aux coïncidences", met en garde le professeur Alain Gérard, vice-président du conseil départemental de l'ordre des médecins en Meurthe-et-Moselle. Il s'inquiète de voir les Français de plus en plus méfiant à l'égard des vaccinations. Il faut donc que le gouvernement présente bien l'intérêt de cette mesure selon lui :

Ce terme d'"obligatoire" peut choquer les gens, mais je trouve que c'est très intéressant quand on voit le gain que l'on obtient avec les vaccinations par rapport aux maladies que l'on va éviter."

Les parents qui refusent de respecter la vaccination obligatoire encourent en théorie jusqu'à six mois de prison et 3 750 euros d'amende.