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Santé – Sciences

Vers la fin du numerus clausus : le président mayennais d'un syndicat de médecins généralistes salue la décision

mercredi 5 septembre 2018 à 17:56 Par Germain Treille, France Bleu Mayenne

Le gouvernement souhaite mettre fin au numerus clausus et au concours de fin de première année pendant les études de médecine, rapporte France Info ce mercredi 5 septembre. Ce système permettait depuis les années 70 de limiter le nombre de médecins en France.

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illustration © AFP - ©GUILLAUME SOUVANT / AFP

La réforme des études de médecine, en particulier la sélection en fin de 1ère année, doit être intégrée dans un projet de loi sur le système de santé, présenté prochainement.

Le numerus clausus, créé dans les années 70, fixe chaque année le nombre de places ouvertes au concours et donc le nombre de nouveaux médecins qui seront formés. 

Un couperet accusé de causer un gâchis absolu en première année d'étude,  80% d'étudiants redoublent ou sont réorientés. Accusé aussi d'être responsable des déserts médicaux.

Cette double suppression est donc bien accueilli chez les professionnels. Luc Duquesnel est le président mayennais du syndicat des médecins généralistes CSMF : "si cette décision est prise c'est qu'il y a un problème d'accès aux soins sur le territoire et la Mayenne est bien placée pour le savoir. C'est vrai que, par exemple, il y a 40 ans, il y avait 8.671 étudiants qui passaient en deuxième année et on s'est retrouvé en 1993 avec 3.500 étudiants. Et c'est ce qu'on paye aujourd'hui ! Tous les étudiants que nous n'avons pas formé il y a une vingtaine d'années manquent sur le terrain aujourd'hui. Va-t-on prendre davantage d'étudiants avec cette suppression ? Certainement que non car, ce qui est important, c'est que nous ayons des formations de qualité. L'abandon du concours ? Pourquoi pas en effet. Je pense que, si le mode de sélection est différent, peut-être qu'on gagnera en qualité et que revoir le mode de formation et d'accès à ces études c'est une bonne. Nous avons posé et identifié les problématiques. Globalement, il nous manquait certaines choses dans la formation pour aller vers plus d'humanisme"

Si la réforme est adoptée, le concours très sélectif de la fin de première année serait alors remplacé par des partiels classiques.