Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé – Sciences DOSSIER : France Bleu Montagne

Vers une cartographie des tiques et de la maladie de Lyme

vendredi 1 juin 2018 à 6:10 Par Lionel Cariou, France Bleu Isère et France Bleu

L'INRA a lancé l'été dernier l'application "Signalement Tique" destinée au grand public. En 10 mois l'Institut national de la recherche agronomique a recueilli 5 000 signalements et reçu 1 000 tiques. Les résultats de cette enquête permettront d'améliorer les connaissances et la prévention.

illustration
illustration © Maxppp -

"Ce  sont des données que l'on ne peut pas collecter d'une autre manière" résume Jean-François Cosson, vétérinaire et spécialiste de l'écologie de la santé au sein de l'INRA (Institut national de la recherche agronomique) à Maison-Alfort (94). En juillet 2017 il a coordonné le lancement de l'application pour smartphone "Signalement Tique". 

Le principe est simple : les personnes piquées (ou les propriétaires d'animaux piqués) sont invitées à remplir un petit formulaire (date, lieu de la piqûre, type d'environnement : forêt, prairie, jardin, etc.) et à joindre une photo de l'insecte après l'avoir retiré à l'aide d'une pince à tique.

illustration - Aucun(e)
illustration - INRA

Un millier de spécimens dans la première "ticothèque" de France

Et le résultat de cette expérience de science participative est encourageant : en dix mois l'INRA a enregistré 5.000 signalements et reçu par courrier un millier de tiques ! Les bestioles collectées sont entreposées dans la "ticothèque" de Champenoux en Meurthe-et-Moselle.  Toutes sont analysées notamment pour voir si elles sont porteuses de la maladie de Lyme ou d'autres bactéries. Les informations sont ensuites correlées avec les données reccueillies via l'application "Signalement Tique".

Une personne sur trois piquée dans son jardin

Tous ces résultats seront analysés, vérifiés et publiés dans des revues très spécialisées, probablement dans plusieurs années... Mais  si comme le rappelle Jean-François Cosson "le temps scientifique n'est pas le temps médiatique", l'INRA joue néanmoins le jeu de cette "science collaborative" et met en ligne régulièrement les résultats partiels de cette vaste étude. 

On voit notamment que l'Est de la France, et particulièrement les Alpes où l'on pratique souvent la randonnée, font l'objet de nombreux signalements de piqûres. Par ailleurs, et c'est plus étonnant, une personne sur trois déclare avoir été piquée dans son jardin. 

Nul besoin donc d'être un marcheur invétéré pour être exposé aux morsures de tiques. Les connaissances ainsi récoltées et analysées permettront de dessiner une carte de France de l'implantation des tiques et des bactéries qu'elles véhiculent. Et au final, d'améliorer la prévention.