Santé – Sciences

Victime d’une invasion de punaises de lits, une famille perpignanaise vit l’enfer

Par François David, France Bleu Roussillon et France Bleu mardi 29 août 2017 à 17:43

Opération d’extermination de punaises de lit (illustration)
Opération d’extermination de punaises de lit (illustration) © Maxppp -

Depuis deux mois, une famille de Perpignan doit cohabiter avec des milliers de punaises de lits qui ont envahi son appartement, avenue de la gare. Couverts de piqûres, les deux enfants ont dû être placés sous antibiotiques.

"C’est l’enfer total !" Depuis deux mois, l’appartement de cette famille perpignanaise est infesté de punaises de lit.

Invisibles le jour, elles se cachent sous les meubles, dans les matelas, les canalisations ou les fissures. Mais la nuit, elles sortent par centaines pour piquer les occupants pendant leur sommeil.

Il n’y a qu’à voir le corps d'Anthony, 11 ans, recouvert d'une centaine de piqures. "Ça gratte, ça brule, et ça finit par faire des croutes" raconte le garçon qui souffre le martyre. À quelques jours de sa rentrée en sixième, il a été placé sous antibiotiques. Idem pour sa sœur de six ans, elle-aussi dévorée.

Piqûres de punaises de lits - Radio France
Piqûres de punaises de lits © Radio France

Le calvaire a démarré début juillet. "On a aperçu ces bêtes bizarres, rouges et pleines de sang", raconte Paul, le père de famille, qui reconnait avoir tardé à réagir. Résultat : en quelques jours, c’était l’invasion.

"La nuit, elles sortent de partout. Elles grimpent dans le lit. On en retrouve partout : dans le cahier de vacances de mon fils, dans le portefeuille de ma femme, dans les chaussures… On n’ose plus dormir. C’est l’enfer."

Paul, le père de famille : "C'est l'enfer total"

À la demande du propriétaire de l'appartement, une entreprise spécialisée est venu traiter à plusieurs reprises, par fumigation. Mais pour l’instant, sans résultat.

"On nous a conseillé de tout jeter, les literies, le canapé, les armoires, les habits, pour repartir de zéro", explique le père, la mort dans l’âme. Mais cette famille modeste n'en a pas les moyens.

Elle lance un appel de détresse et cherche un relogement provisoire, en attendant que le problème soit définitivement réglé.