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Santé – Sciences

Victime de la Dépakine, Paméla Monnier veut aider les familles bretonnes

mercredi 29 novembre 2017 à 19:20 Par Céline Guétaz, France Bleu Armorique

A 25 ans, cette bretonne de Trévérien en Ille-et-Vilaine est une enfant Dépakine. Sa mère a pris ce médicament contre l'épilepsie pendant sa grossesse. Paméla Monnier souffre aujourd'hui de malformations cardiaques et de troubles ORL.

En Août 2016, Paméla Monnier réalise qu'elle est une enfant Dépakine
En Août 2016, Paméla Monnier réalise qu'elle est une enfant Dépakine © Radio France - Céline Guétaz

Selon l'APESAC, l'association des parents d'enfants souffrant du syndrome de l'anti convulsivants, il pourrait y avoir plus de 14.000 victimes en France. Des enfants dont les mères ont pris de la Dépakine pendant leur grossesse et qui souffrent aujourd'hui de malformations, de troubles psychomoteurs ou de troubles du comportement. C'est le cas de Paméla Monnier, 25 ans.

J'ai découvert que j'étais une enfant Dépakine en août 2016

Paméla est née avec deux malformations cardiaques, elle a également subi cinq opérations des yeux, et souffre de troubles ORL depuis sa naissance. En août 2016, sa mère entend le témoignage d'une victime de la Dépakine à la télévision, elle fait le lien entre son traitement pour l'épilepsie et les problèmes de santé de ses quatre enfants. Elle alerte sa fille. Paméla ne veut pas y croire " Je suis allée voir mon généraliste, qui m'a conseillé une visite chez un généticien à Vannes qui a posé le diagnostique. "

Ma mère a culpabilisé

Ma mère me disait "j'ai pris un médicament pour soigner ma maladie et j'ai empoisonné mes enfants" . Paméla a beaucoup entendu cette culpabilité chez d'autres mères rencontrées par le biais de l'association APESAC qu'elle préside en Ille-et-Vilaine. Aujourd'hui, elle souhaite aider les familles victimes. La jeune femme espère aussi que la justice reconnaîtra la responsabilité du laboratoire Sanofi. Le groupe pharmaceutique nie aujourd'hui toute responsabilité et soutient avoir toujours respecté ses obligations d'information auprès des autorités de santé. L'APESAC a saisi le Tribunal de Grande Instance de Paris. Le dossier est en cours, mais le combat sera sans doute très long. En atendant, selon le ministère de la santé, les premiers dossiers d'indemnisation de victimes sont en train d'être examinés. Pour toutes informations complémentaires : www.apesac.org ou 01.76.54.01.34

"C'est ma mère qui m'a alertée en août 2016 après avoir vu un témoignage de victime à la télé"