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VIDEO -"Cette crise sanitaire est extrêmement nocive sur le plan psychique", Marc Fillatre, psychiatre à Tours

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Par , France Bleu Touraine

Les professionnels de la psychiatrie lancent un véritable cri d'alarme. En Touraine comme ailleurs en France, il n' y a jamais eu autant d'adolescents en extrême souffrance. Au CHRU de Tours, les demandes d'hospitalisations psychiatriques ont augmenté de 20 à 25 % depuis le deuxième confinement.

Marc Fillatre, médecin psychiatre, responsable de l'unité adolescents à la Clinique Psychiatrique Universitaire du CHU de Tours
Marc Fillatre, médecin psychiatre, responsable de l'unité adolescents à la Clinique Psychiatrique Universitaire du CHU de Tours © Radio France

A l’unité d’adolescents de la CPU, la Clinique psychiatrique universitaire du CHU de Tours, basée à Saint-Cyr-sur-Loire, il y a 20 à 25% de demandes d’hospitalisation en plus depuis le deuxième confinement.  Aujourd'hui, il faut attendre plusieurs semaines avant d’avoir une place. 

"Il y a à la fois une conjugaison de deux choses", explique Marc Fillatre, son responsable et invité de France Bleu Touraine ce jeudi. "Des situations qui sont habituellement connues depuis l'ouverture de l'unité et se rajoute à cela des adolescents qui sont pris avec leurs parents, avec leur entourage habituel, dans les conséquences d'une situation sanitaire qui est extrêmement nocif sur le plan du fonctionnement psychique et qui n'a pas encore aujourd'hui d'éclaircies, de lumière au bout du tunnel. Contrairement au premier confinement où on pouvait se représenter ce qui allait se passer après. Alors que là, on est dans la chronicité, un peu comme dans les troubles psychiques de ceux qu'on connaît depuis longtemps, qui sont la répétition assez mortifère de situations."

Avec cette crise sanitaire, on a donc un afflux de demande de jeunes qui ont des troubles de l'adaptation, qui ont du mal à faire face à cette nouvelle situation. Beaucoup d'anxiété, de problèmes qui ressemble à un syndrome dépressif, mais qui n'en sont pas encore,  des troubles du comportement aussi. _Les anorexiques, ont doublé en 2020 par rapport à 2019_. Sans oublier les problèmes de consommation addictive comme l'alcool et la drogue".

"Il manque surtout un hôpital de jour"

Avec seulement 12 lits, les places manquent. " Mais on manque surtout d'un hôpital de jour en Touraine.  Ça serait effectivement la pièce indispensable à ajouter aux dispositifs de consultation ambulatoire ou d'hospitalisation temps plein comme dans notre service. _Ça fait plus de trente ans qu'on le demande_, et on ne l'a toujours pas. Parce que la psychiatrie, c'est le parent pauvre de la santé publique. Alors que la prévention c'est pas de l'argent jeté par la fenêtre. Bien au contraire". 

Non traités, les soucis peuvent en effet s’enkyster. Et les jeunes devenir des adultes asociaux, et peu motivés.

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