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Dossier : Coronavirus

VIDÉO - Dans les centres de consultations Covid-19 en Occitanie, la médecine de ville se réinvente

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Par , France Bleu Occitanie
Lherm, France

Ces centres, avec les médecins généralistes et spécialistes du territoire, permettent de dépister les patients du coronavirus, et faire un premier tri, notamment en Occitanie. Leur activité va grossir petit à petit.

Le centre de consultations Covid-19 du Lherm a ouvert lundi 23 mars au matin.
Le centre de consultations Covid-19 du Lherm a ouvert lundi 23 mars au matin. - Nicolas Homehr

Un peu partout dans nos départements, des structures médicales d'accueil sont mises en place, pour effectuer un "premier tri" des malades du COVID-19.

Dans la plupart des endroits, les centres ne sont pas directement ouvert au public. Si vous avez de la toux, de la fièvre, il faut d’abord appeler votre médecin généraliste, le 3966 ou le 15, qui vous dira ensuite où aller : dans un centre spécial coronavirus, ou vers un cabinet de ville.

En Haute-Garonne, le centre de Colomiers ouvert la semaine dernière reçoit entre 50 et 80 patients quotidiennement. Une trentaine par jour à Carbonne, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Toulouse, depuis son ouverture jeudi 19 mars.

Ce lundi 23 mars, un centre a aussi ouvert au Lherm, près de Muret. Une vingtaine de personnes sont venues, dont au moins trois qui avaient des symptômes flagrants, et qui ont été hospitalisées.

Un "tri" des patients, pour une prise en charge adéquate

Car si vous êtes considérés comme malade du coronavirus, après examen, vous aurez une réponse en fonction de la gravité. Soit c’est grave et vous serez hospitalisé ; soit ça l’est moins, et vous resterez confiné chez vous.

Mais dans ces centres, pas de tests de dépistages du Covid-19, ils seront seulement menés à l'hôpital, si des patients doivent y être amenés, car ces tests sont trop dangereux à mener pour des soignants moins bien équipés.

Les médecins doivent donc se fier uniquement à leurs examens cliniques, sur place, pour déceler le coronavirus, et rien n’est sûr à 100% explique le docteur Nicolas Homehr, le responsable du centre du Lherm : "Comment en être sûr ? On ne l'est absolument pas".

"Aucune certitude. Mais c'est comme dans la jungle ! Aujourd'hui, il y a un virus dominant, et on se fie aux calculs épidémiologiques."

Le généraliste explique que pour les diagnostics, il se fie aux symptômes évidents, comme la perte de goût, ou "le sentiment qu'un bus leur a roulé dessus" pour les personnes d'habitude sportives, et âgées de la quarantaine à peine. "On ne teste pas les gens, donc on n'a pas la certitude. Mais c'est comme dans la jungle ! Aujourd'hui, il y a un virus dominant, et on se fie aux calculs épidémiologiques."

Le centre de Moissac, modèle pour l'Occitanie

Dans le Tarn-et-Garonne, les soignants de Moissac ont ouvert un centre de consultations au gymnase depuis samedi 21 mars. Près de 90 professionnels de santé se relaient : pneumologue, médecins généralistes, infirmières, kinésithérapeutes, dentistes, podologues, biologistes, psychologues, personnels de la Croix-Rouge.

Les personnes présentant des signes de gravité à l’examen seront orientées vers la structure la mieux adaptée en concertation avec le SAMU. S'il faut hospitaliser, deux ambulances sont à disposition si nécessaire.

Pour les patients atteints de Covid-19 et invités à rester à domicile, un suivi à J+2, J+7 et J+14 sera effectué grâce à un centre d’appels intégré, sur la base de la fiche patient archivée. Un dispositif de visites à domicile est également prévu.

Ce centre de Moissac a d’ailleurs été choisi par l’Agence Régionale de Santé pour devenir le modèle à suivre en Occitanie. "Nous sommes là pour améliorer la prise en charge de la population, car ça va durer" explique le docteur Raphaël Lozat, le responsable du centre de Moissac.

"Les médecins sont en train de réinventer leur métier"

Il permet de créer deux canaux dans la médecine de ville. Il y a toujours le canal classique, si vous avez un simple rhume, un problème musculaire, ou une maladie chronique. Les cabinets de ville restent ouverts, mais avec des horaires allégés. Parfois, les médecins font des consultations par téléphone ou les messageries instantanées, par visioconférence.

Le deuxième canal, avec ces centres, est alors complètement dédié au coronavirus. 

Cette crise du coronavirus est un chambardement pour le monde médical, qui se réorganise à tous les étages pour faire face à l'épidémie. "Les médecins sont en train de réinventer leur métier" conclut le docteur Lozat.

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