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DOSSIER : Coronavirus Covid-19

VIDÉO - Déconfinement : le télétravail prolongé, "ça n'est pas anodin" estime un docteur en neurosciences

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Par , France Bleu

Même si la France a engagé à compter du lundi 11 mai un plan progressif de déconfinement, "le télétravail doit rester la norme pour les prochaines semaines”, préconise le gouvernement. Une activité qui va obliger les salariés à repenser leur quotidien et leur vie sociale dans la durée.

Selon le ministère du Travail, cinq millions de Français travaillent depuis leur domicile. Cette nouvelle norme n'est pas sans incidence pour les Français qui vont devoir s'adapter et transformer leurs échanges sociaux. 

"Le télétravail va avoir un impact humain. Ce n’est pas anodin de ne pas avoir de lien social et d’être en télétravail" de manière prolongée estime Gaetan de Lavilléon. Il est docteur en neurosciences intégratives et cognitives. 

L'importance de la communication non-verbale 

Le risque avec ce télétravail qui se poursuit, c’est d’avoir "une explosion des sollicitations digitales". "On va avoir les réseaux sociaux de son entreprise, ses mails et son application de vidéoconférence ouverts en permanence, et cela va venir capter notre attention et puiser dans nos ressources cognitives" poursuit Gaetan de Lavilléon qui a fondé avec d'autres scientifiques Cog’X, une agence de conseil et d’études en sciences cognitives

Les vidéoconférences "génèrent une fatigue plus importante, puisque notre cerveau doit analyser les comportements avec un petit délai à chaque fois" ajoute ce docteur en neurosciences. Pour ce scientifique, tout cela "demande des efforts plus importants". On ne s’en rend pas compte mais, à chaque fois, "notre cerveau analyse les comportements des personnes, et avec les visioconférences, la taille des fenêtres, le nombre de participants, cette analyse est bridée. Ça vient freiner le lien social entre les individus".  

Salariés en détresse psychologique 

"Le télétravail en confinement n'est pas une situation de télétravail normale", résume le cabinet Secafi qui conseille les représentants du personnel. Dans des entreprises, tous les salariés, "le manager lui-même", se retrouvent jusqu'à "cinq jours" par semaine en télétravail, après sa mise en œuvre "précipitée", "subie", parfois "improvisée", sans matériel adapté, détaille ce cabinet. 

Le télétravail va être encore la norme pendant plusieurs mois, au moins jusqu'à l'été, parfois jusqu'en septembre, dans certaines entreprises. Et déjà deux télétravailleurs sur dix "sont en détresse psychologique élevée", selon un récent sondage OpinionWay.

Mieux comprendre l'impact du télétravail prolongé

Et justement, pour aider les entreprises et les salariés dans cette nouvelle façon de travailler, le ministère du Travail vient de publier un guide sous forme de questions-réponses.

Avec ses collègues, Gaetan de Lavilléon a lancé une étude pour mieux comprendre l’impact du télétravail prolongé sur notre activité et notre état. Ce questionnaire est anonyme et les résultats seront analysés par les chercheurs de Cog’X.

Ce spécialistes des sciences cognitives pense aussi à la suite, notamment lorsqu’il faudra revenir en entreprise. "Ça va être extrêmement difficile de revenir sur le lieu de travail" estime-t-il. "Il y a aura des niveaux d’anxiété différents" qu’il faudra gérer. Le travail et les relations avec ses collègues ne seront plus les mêmes. 

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