Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé – Sciences

VIDÉO - Échange tendu entre Emmanuel Macron et des infirmières de l'hôpital de Rouen

jeudi 5 avril 2018 à 18:44 Par Bénédicte Courret, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) et France Bleu

Un échange tendu s'est déroulé entre deux infirmières de l'hôpital de Rouen et Emmanuel Macron lors de sa visite des lieux ce jeudi 8 avril 2018. En cause : le financement des hôpitaux publics et le manque de personnels hospitaliers.

Lors de sa visite au CHU de Rouen, le président de la République a échangé avec des soignants.
Lors de sa visite au CHU de Rouen, le président de la République a échangé avec des soignants. © Maxppp - CHRISTOPHE ENA / POOL

Rouen, France

"La dette, c'est nous qui la payons" lance une infirmière au début de cette conversation tendue avec Emmanuel Macron à l'hôpital de Rouen ce jeudi 8 avril 2018. "Nous vivons à crédit et ça fait des décennies que ça dure" lui répond le président de la République en visite à Rouen pour annoncer des moyens pour la recherche sur l'autisme et la politique de santé du gouvernement dans un contexte social tendu (environ 300 manifestants étaient rassemblés à la porte de l'hôpital au même moment). Et le chef de l'Etat de poursuivre : "Nos enfants n'auront plus le même hôpital si ça continue et aujourd'hui on a encore les moyens de changer les choses". La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, intervient aux côtés d'Emmanuel Macron. Les infirmières, elles, insistent sur leurs conditions de travail : "L'activité change mais on opère plus, on voit de plus en plus de gens." 

Venez en salle de naissance, venez dans nos services !"

Quand Emmanuel Macron et sa ministre de la Santé évoquent une réorganisation des hôpitaux, elles réclament "des postes, on manque de personnels pour accueillir correctement les patients. Les réorganisations ce sont des suppressions de postes et des fermetures. Venez en salle de naissance, venez dans nos services" lancent-elles au président de la République. "J'ai la courtoisie de parler avec vous alors que vous ne m'avez pas serré la main, ayez la courtoisie, pour les familles concernées par l'autisme, de laisser parler d'autres personnes." conclut le chef de l'Etat. "Je suis là tous les jours à 5h du matin Monsieur" répond une des soignantes alors qu'Emmanuel Macron lui tourne le dos.