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VIDÉO - Émotion à Toulouse pour les derniers instants de la mission Rosetta

Par Jean Saint-Marc, France Bleu Toulouse et France Bleu vendredi 30 septembre 2016 à 17:19

La comète Tchouri photographiée par Rosetta
La comète Tchouri photographiée par Rosetta © Maxppp - Esa-Maxppp

La sonde Rosetta s'est volontairement écrasée sur la comète Tchouri ce vendredi à 13h20. C'est la fin d'une mission européenne de 12 ans. Les scientifiques toulousains qui travaillent sur ce projet sont très émus, tout comme les 500 curieux venus à la Cité de l'Espace pour assister à cet accométage.

Il n'y avait - bien sûr - pas de "GoPro" arrimée sur Rosetta... Les 500 Toulousains venus assister aux derniers instants de la mission n'ont donc pas suivi le crash (maitrisé) en direct sur l'écran géant... Ils n'y ont vu que des courbes, qui soudain s'aplatissent... Et l'émotion aussi des scientifiques du Centre européen d'opérations spatiales (ESOC) à Darmstadt, en Allemagne.

"Mission accomplie, et parfaitement même !" – Marc Pircher, patron du CNES à Toulouse

"Mission accomplie, et parfaitement accomplie même" se réjouit Marc Pircher, patron du CNES à Toulouse."Tout s'est extrêmement bien passé" précise Arnaud Boutonnet, ingénieur en dynamique de vol au Centre d'opérations spatiales de l'Agence spatiale européenne. "On visait un point mais une erreur peut nous envoyer jusqu'à 700 mètres à côté ! Finalement on est à quelques dizaines de mètres seulement. On est arrivés exactement là où on voulait."

En se rapprochant de "Tchouri" Rosetta a pu faire de nouvelles images, plus précises :

Encore au moins 10 ans de travail pour analyser les données

La sonde a fait aussi des prélèvements dans "l'atmosphère" de la comète. Des prélèvements très précieux pour Margaux Hoang, thésarde à l'Institut de recherche en astrophysique à Toulouse : "il y a de fortes chances que les données les plus proches de la surface soient les plus intéressantes. Il y a des molécules qu'on ne peut pas analyser quand on est trop loin. Et ces longues molécules organiques, c'est ce qui se rapproche le plus de ce qui nous constitue, nous êtres vivants sur Terre !"

L'analyse de ces données représente au moins 10 ans de travail ! "Pour l'instant environ 5% des données collectées par Rosetta ont été analysées" estime Philippe Gaudon, chef de projet Rosetta au CNES de Toulouse.