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VIDÉO - Bébés nés sans bras : ces cas groupés qui posent question

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Breizh Izel, France Bleu Saint-Étienne Loire

Plusieurs cas groupés de bébés nés sans bras, avant-bras ou mains ont été recensés dans les départements de l'Ain, Morbihan et Loire-Atlantique entre 2007 et 2014. Le gouvernement a lancé le 31 octobre 2018 une enquête à travers toute la France dont les résultats seront connus fin janvier.

L'enfant est né sans doigts en 2012 dans l'Ain
L'enfant est né sans doigts en 2012 dans l'Ain © Maxppp -

ATMS. Quatre lettres pour l'acronyme "agénésies transverses du membre supérieur" qui désigne les bébés nés sans bras, avant-bras ou mains. Il s'agit d'une malformation de l'épaule, du bras ou de la main conduisant à leur absence ou à leur atrophie.

Le mystère demeure actuellement sur plusieurs cas groupés, sur un périmètre très localisé, dans trois départements. 

17 cas groupés recensés en sept ans dans quatre départements

Jusqu’à présent, 14 cas groupés ont été "officiellement" recensés : 7 naissances dans l'Ain (entre 2009 et 2014), 4 dans le Morbihan (entre 2011 et 2013), 3 en Loire-Atlantique (entre 2007 et 2008) et 3 dans les Bouches-du-Rhône.

Dans le détail, ces cas ont été constatés dans un périmètre restreint :

  • 7 cas à Druillat, dans l'Ain, dans un territoire de 17 km² entre 2009 et 2014 ;
  • 4 cas à Guidel, près de Lorient, dans le Morbihan entre 2011 et 2013.
  • 3 cas à Mouzeil, près de Nort-sur-Erdre, à une quarantaine de kilomètres de Nantes, en Loire-Atlantique entre 2007 et 2008. Les enfants fréquentaient la même école maternelle.
  • 3 cas autour de Vitrolles, près de l'étang de Berre, dans les Bouches-du-Rhône en 2016.

.

Depuis la médiatisation de l'affaire, 11 nouveaux cas suspects ont été identifiés dans l'Ain entre 2000 et 2008 (sept cas suspects) et entre 2009 et 2014 (quatre cas suspects).

Plusieurs causes possibles

Aucune cause n'a pu être mise en évidence par les enquêtes des autorités sanitaires, selon un rapport de l'agence Santé publique France.

Les causes possibles de ce type de malformation sont multiples.

Les pesticides pourraient être à l'origine, selon certains élus écologistes. Le député européen écologiste Yannick Jadot a assuré sur RTL que "toutes les familles qui ont été touchées par ces malformations vivent à côté des champs de maïs et des champs de tournesol".

Les causes peuvent être génétiques, liées à des contraintes physiques ou dues à des substances toxiques (alimentation, alcool, environnement).

Autre cause possible : les médicaments. Dans les années 50-60, le thalidomide (antinauséeux) avait fait naître des milliers d'enfants sans bras entre 1957 et 1962 à travers le monde.

Chiffres significatifs ?

Le nombre de cas d'anomalie est-il statistiquement significatif ? Chaque année, il y a entre 80 et 150 naissances avec des malformations de membres à travers toute la France. La particularité des cas signalés c’est qu'ils sont groupés, dans un périmètre très localisé. 

Dans une première enquête, l'agence sanitaire Santé publique France a conclu début octobre 2018 que le nombre de cas de l'Ain n'était pas statistiquement supérieur à la moyenne nationale. A l'inverse, il y a bien eu, selon elle, un excès de cas en Loire-Atlantique et en Bretagne, mais sans cause identifiée.

Mais Emmanuelle Amar - qui dirige registre de malformations en Rhône-Alpes (Remera) et est à l'origine de l'alerte - conteste les conclusions de Santé publique France sur le fait qu'il n'y aurait pas d'excès de cas dans l'Ain par rapport à la moyenne nationale.

Enquête nationale en cours

Des cas suspects n'auraient pas encore été comptabilisés, comme l'a souligné France Bleu. Lors d'une réunion publique entre les familles touchées par le problème et les autorités sanitaires à Guidel, dans le Morbihan, des personnes des communes aux alentours disent également être touchées à l'image d'une fillette née en novembre 2011 sans main droite à Calan - à 20 km de Guidel - qui n'est pas comptabilisée.

Le 31 octobre dernier, le gouvernement a lancé une enquête nationale. Les premières conclusions  "pour la France entière" sont attendues "à peu près dans trois mois", soit à partir du 31 janvier 2019.

Cette enquête, qui explore notamment la piste environnementale, est menée conjointement par Santé publique France et l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). 

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