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VIDEO - "La situation est en train de basculer", Pr Dequin, chef du service réanimation au CHRU de Tours

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Par , France Bleu Touraine

Avec à ce jour 67 hospitalisations Covid en Indre-et-Loire et 13 malades placés en réanimation, la situation n'est pas comparable avec la première vague du printemps dernier. Mais les prochaines semaines risquent d'être un peu critiques au CHRU de Tours. Et cela malgré un éventuel reconfinement.

A ce jour, en Indre-et-Loire, 67 malades Covid sont hospitalisés et 13 autres sont placés en réanimation
A ce jour, en Indre-et-Loire, 67 malades Covid sont hospitalisés et 13 autres sont placés en réanimation © Radio France - Denis Guey

Pour en parler, le Pr Pierre-François Dequin, chef du service de médecine intensive et de réanimation au CHRU de Tours était l'invité de France Bleu Touraine ce matin : 

"C'est en train de basculer. On a clairement depuis hier une augmentation du nombre d'appels pour des demandes de transfert de patient Covid ou suspect de Covid. Nous avons aussi une petite augmentation de l'activité qui reste encore loin de ce que nous avons connu en mars-avril mais qui est significative malgré tout. A ce jour, nous comptons 13 voire 14 patients hospitalisés en réanimation. On était sur un plateau d'une dizaine de patients depuis deux semaines. Il vient d'augmenter et _probablement c'est le début d'une augmentation plus nette"_

20% des opérations non-urgentes déprogrammées 

"A la différence du printemps dernier où l'hôpital s'était recentré sur le Covid, aujourd'hui, _on doit mener de front les deux batailles, les patients Covid et les patients habituels et donc forcément la tension sur les lits est plus importante_. Cette fois, plutôt que de déprogrammer massivement en-dehors des urgences et de la cancérologie, là on essaie de faire des déprogrammations beaucoup plus "intelligentes". L'idée étant de pouvoir fermer quelques activités de façon à pouvoir retransférer du personnel sur les services en tension. Clairement, en Touraine comme nationalement, nous avons des difficultés d'effectifs d'infirmiers et d'aides soignants dans les structures qui accueillent des patients Covid et notamment en réanimation." ( absentéisme, fatigue, personnel contaminé... ) 

Un confinement aurait un effet sanitaire favorable

"La décision du confinement est politique parce que c'est un compromis entre des besoins sanitaires et un retentissement économique et social qui on l'a vu est très lourd. Je n'aimerai pas être à sa place. Mais clairement, un confinement aurait sans doute un effet sanitaire favorable. Après, il y a un décalage dans le temps. Entre le moment où se décide un confinement et le moment où la vague commence à descendre, il se passe au moins deux-trois semaines. Donc, c'est clair que les deux-trois semaines prochaines risquent d'être un peu tendues et un peu critiques."

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