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Santé – Sciences

VIDÉOS - Puy de Dôme : un exosquelette unique au monde pour retrouver la marche

Le centre de rééducation pour adultes et jeunes handicapés de Pionsat (Puy de Dôme) propose à ses patients paraplégiques une expérience unique : ils testent le premier exosquelette sans béquille au monde, conçu par la société française Wandercraft.

Amandine, 33 ans, fait partie des 13 patients du centre à tester l'exosquelette.
Amandine, 33 ans, fait partie des 13 patients du centre à tester l'exosquelette. © Radio France - Audrey Dumain

Puy-de-Dôme, France

C'est une technologie qui pourrait changer la vie de certaines personnes handicapées : l'exosquelette sans béquille. Le centre de rééducation de Pionsat, dans le Puy de Dôme, est le seul au monde à réaliser une étude sur le prototype de ce robot marcheur français. Pour le moment, 13 patients paraplégiques y participent.

Retrouver la marche 

Ce robot articulé permet aux personnes qui ont perdu l'usage de leurs jambes de pouvoir se retrouver debout et même de marcher. Amandine vit en fauteuil roulant depuis bientôt deux ans. Cette jeune maman fait partie des 13 patients du centre à tester l'exosquelette. L'expérience dure six semaines. "C'est agréable d'être à nouveau debout et de pouvoir parler aux gens dans les yeux. Je suis même plus haute que vous !", s'amuse la trentenaire.   

Le robot est contrôlé à partir d'une télécommande.  - Radio France
Le robot est contrôlé à partir d'une télécommande. © Radio France -

Le robot moteur est commandé par une télécommande. Pour le mettre en marche, Amandine doit légèrement bouger son buste en avant : "La marche n'est pas toujours fluide mais on est justement là pour dire ce qui va et ce qui ne va pas"

"Le but ultime c'est que le patient puisse avoir son exosquelette adapté à lui dans la vie de tous les jours, pour aller faire ses courses par exemple, mais on en est pas encore là", explique le docteur Eric Pantera qui dirige l'étude. Ces patients paraplégiques aident ainsi au développement du robot

L'exosquelette pourrait également permettre d'améliorer la rééducation des patients qui ont encore l'espoir de remarcher un jour.

Une technologie qui a un coût 

Le prototype de l'exosquelette a coûté 200 000 euros au centre de rééducation. Au total, l'étude de cette exosquelette aura coûté 400 000 euros. 

La société Wandercraft travaille actuellement sur un nouveau modèle, plus petit, plus souple pour le commercialiser dans les prochaines années. "L'idée c'est que le patient puisse s’asseoir avec l'exosquelette dans un siège de TGV, cela donne une idée des proportions", souligne le docteur.  

Ce nouvel exosquelette n'a pas encore été réalisé mais l'entreprise française estime que le coût d'une telle technologie serait semblable au prix d'une voiture neuve. Le centre cherche encore de nouveaux patients paraplégiques pour tester le prototype qui nécessite un séjour de six semaines au centre de Pionsat.

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