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Santé - Sciences

Virus chinois : le risque en France "est faible mais ne peut pas être exclu", selon les autorités

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu

Le nouveau virus semblable au Sras qui s'est déclaré en Chine suscite l'inquiétude de nombreux pays, alors que neuf personnes en sont mortes dans le pays et plus de 400 ont contracté le virus. La France a renforcé sa surveillance.

L'employé d'un aéroport contrôle la température des passagers à l'aéroport de Wuhan en Chine, épicentre de l'épidémie.
L'employé d'un aéroport contrôle la température des passagers à l'aéroport de Wuhan en Chine, épicentre de l'épidémie. © AFP - AFP

Le virus qui s'est déclaré en Chine et qui a déjà fait neuf morts dans le pays -selon le dernier décompte des autorités ce mercredi- inquiète toute l'Asie, alors que plus de 400 personnes sont contaminées en Chine et que d'autres ont contracté ce virus au Japon, en Corée du sud, en Thaïlande et à Taïwan. Un premier cas a également été confirmé aux États-Unis. Il s'agit d'un homme d'une trentaine d'années, hospitalisé à Everett près de Seattle. Selon les autorités locales, il n'avait visité aucun des marchés de Wuhan, la ville chinoise considérée comme le foyer d'origine de la maladie, mais avait seulement voyagé dans la région.

En France, où la surveillance a été renforcée, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a indiqué mardi soir que "le risque d'introduction en France de ce virus est faible mais ne peut pas être exclu".

Le virus progresse rapidement et "risque de muter"

Alors que les Chinois se déplacent massivement avant le Nouvel an Chinois célébré samedi, le virus, transmissible entre humains, progresse très vite : la Chine a recensé ce mercredi 440 malades, alourdissant un précédent décompte d'environ 300 cas. Le coronavirus, qui se transmet par les voies respiratoires, "pourrait muter et se propager plus facilement" a indiqué ce mercredi le vice-ministre de la commission nationale de la Santé. Dans les hôpitaux chinois, 922 patients restent en observation, selon les chiffres communiqués par les autorités sanitaires. L'épidémie a contaminé plusieurs autres personnes au Japon, en Corée du sud et en Thaïlande. Les États-Unis et Taïwan ont annoncé ce mardi avoir enregistré un premier cas de la maladie. En Australie, un homme de retour d'un voyage en Chine et présentant les symptômes de ce mystérieux virus a été placé à l'isolement à son domicile.

Une réunion d'urgence de l'OMS mercredi 

Pékin a annoncé mardi que le pays classait l'épidémie dans la même catégorie que le Sras, le Syndrome respiratoire aigu sévère. La souche incriminée est un nouveau type de coronavirus, une famille comptant un grand nombre de virus. Ils peuvent provoquer des maladies bénignes chez l'homme, comme un rhume, mais aussi d'autres plus graves comme le Sras.

L'Organisation mondiale de la Santé estime qu'un animal semble être "la source primaire la plus vraisemblable" de l'épidémie, avec "une transmission limitée d'humain à humain par contact étroit". L'OMS se réunira ce mercredi pour déterminer s'il convient de déclarer une "urgence de santé publique de portée internationale".

La France, "bien préparée", renforce sa surveillance 

"Le risque d'introduction en France de ce virus est faible mais ne peut pas être exclu, d'autant qu'il y a des lignes aériennes directes" avec Wuhan, a indiqué la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, lors d'une conférence de presse, mardi soir. "La situation est très évolutive" a-t-elle précisé mais "notre système de santé est bien préparé, les établissements de santé ont été informés et des recommandations de prise en charge ont été délivrées", a-t-elle assuré. 

Des messages de précaution sont diffusés dans les vols directs en direction et en provenance de Wuhan et des affiches rappelant la conduite à tenir en cas de symptômes sont affichées dans les aéroports internationaux, a indiqué Agnès Buzyn. La France n'a en revanche pas mis en place de contrôle systématique de la température des voyageurs en provenance de Chine, contrairement à d'autres pays comme la Russie et la Thaïlande, car cette mesure n'est "pas recommandée par l'Organisation mondiale de la Santé", est "complexe à mettre en place" et "pas très efficace", a expliqué le directeur général de la Santé Jérôme Salomon.

Un cas suspect a finalement été "totalement exclu", a-t-il ajouté. En cas de doute, les personnes sont invitées à rester chez elles pour éviter les contacts et à appeler le 15.

Contrôles renforcés dans les aéroports d'Asie 

Pour limiter la propagation du virus, les autorités de nombreux pays d'Asie, comme la Thaïlande, Hong Kong, Singapour ou l'Australie, mènent des contrôles systématiques à l'arrivée des vols en provenance des zones à risques.

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