Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé - Sciences
Dossier : Coronavirus

Virus en Chine : le plan du CHU de Nancy en cas d'alerte en Lorraine

-
Par , France Bleu Sud Lorraine

Si le coronavirus découvert en Chine arrive en Lorraine, le CHU de Nancy se dit prêt. Si un patient à risques se présente, un dispositif connu depuis 2003 et l'arrivée du SRAS, est aussitôt déclenché.

Le coronavirus en Chine a été évoqué en Commission médicale d'établissement ce lundi au CHU de Nancy
Le coronavirus en Chine a été évoqué en Commission médicale d'établissement ce lundi au CHU de Nancy © Radio France - Isabelle Baudriller

L'Organisation mondiale de la Santé se réunit ce mercredi à Genève en Suisse pour, peut-être, décréter l'état d'urgence international. Au cœur des inquiétudes : ce nouveau coronavirus qui a fait 17 morts en Chine, selon un dernier bilan ce mercredi après-midi. 

Le virus de la famille du SRAS (qui avait fait 774 morts dans le monde en 2003) est apparu le mois dernier à Wuhan, dans le centre de la Chine. Plusieurs centaines de personnes ont été infectées dans le pays et d'autres cas ont été détectés dans les pays voisins mais aussi aux Etats-Unis. 

Quel plan en Lorraine ? 

En France, où la surveillance a été renforcée, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a indiqué ce mardi soir que "le risque d'introduction en France de ce virus est faible mais ne peut pas être exclu". Tous les hôpitaux français ont reçu des consignes. Au CHU de Nancy, le sujet a d'ailleurs été abordé en début de semaine en CME (Commission médicale d'établissement). Le plan d'action est connu depuis l'arrivée du SRAS en 2003. En cas d'alerte à Nancy, le dispositif est prêt. 

Christian Rabaud, professeur au service des maladies infectieuses et tropicales, également président de la Commission médicale d'établissement au CHU de Nancy en appelle d'abord à la responsabilité de chacun. Si vous étiez en Chine il y a moins de quinze jours, que vous toussez et que vous avez de la fièvre, "il vous est demandé d'appeler le 15 au lieu d'aller aux urgences." 

Si malgré tout, vous arrivez à l'hôpital de Nancy par vos propres moyens, vous êtes pris en charge et questionné. Si vous cochez toutes les cases du patient à risques, vous êtes rapidement isolé des autres patients du service d'accueil et vous vous retrouvez dans une chambre spécifique au service des maladies infectieuses. L'objectif est de limiter tout risque de contamination. 

Fausse alerte au CHU de Nancy

Des examens sont pratiqués et les résultats sont envoyés à l'Institut Pasteur de Paris. Le diagnostic revient ensuite à Nancy dans les plus brefs délais. Soit vous êtes contaminé et vous restez à l'isolement. Soit vous échappez au virus et vous retrouvez le circuit traditionnel de l'hôpital pour soigner votre fièvre.

Ce dispositif a déjà été utilisé en début de semaine à l'hôpital nancéien. Un homme présentant des symptômes de toux et de fièvre, récemment passé par la Chine, a bien été pris en charge par le CHU de Nancy. D'après le diagnostic de l'Institut Pasteur à Paris, l'individu n'était pas porteur du virus. Il a donc quitté sa chambre d'isolement peu de temps après son admission, avant de retourner chez lui sans complication. Il s'agissait donc d'une fausse alerte.

Echange universitaire avec Wuhan

Les médecins et les chercheurs du CHU de Nancy sont d'autant plus sensibilisés à ces risques qu'il existe une filière d'échange universitaire et médicale avec la ville de Wuhan, en Chine, là où le nouveau coronavirus a été détecté le mois dernier. Une convention existe depuis le mois de juin 2000 : elle permet aux étudiants chinois de venir étudier à l'hôpital nancéien (et inversement). 

"Il n'y a pas de travaux en ce moment sur le nouveau coronavirus mais c'était le cas, en revanche, en 2003 pour l'épidémie de SRAS, explique Christian Rabaud. Les pouvoirs publics français de l'époque nous avaient incités à nous rapprocher des Chinois pour les aider dans leur prise en charge des patients."

Aujourd'hui, les chercheurs se disent prêts à leur prêter main forte une nouvelle fois, si nécessaire. On est disponibles si besoin.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu