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Dossier : Coronavirus Covid-19

Visites dans les Ehpad : la colère d'une fille de résidents à Montsûrs

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Par , France Bleu Mayenne, France Bleu

Dans une lettre ouverte, une Mayennaise de La Bazouge-des-Alleux livre sa colère auprès de l'Ehpad où vivent ses parents et plus généralement sur les conditions de visites des familles dans les établissements, alors que les règles sont censées s'assouplir à partir de ce vendredi 5 juin.

Dans les Ehpad, les familles se parlent bien souvent à travers des vitres en plexiglas
Dans les Ehpad, les familles se parlent bien souvent à travers des vitres en plexiglas © Maxppp - Guillaume BONNEFONT

C'est un cri de rage d'une Mayennaise à destination de l'Ehpad "La Douceur de vivre" à Montsûrs où vivent ses parents. Un établissement qui porterait très mal son nom à en croire la lettre ouverte de Catherine, habitante de La Bazouge-des-Alleux. Un témoignage qui illustre la colère de nombreuses familles face aux restrictions du nombre de visites permises dans les maisons de retraites, à cause de l'épidémie du coronavirus. 

"Prisonniers"

"Vous avez zéro cas de Covid-19 dans votre établissement Bravo !!!!!! Vous et votre personnel êtes satisfaits. Vous n’aurez pas de procès des familles !!!" écrit Catherine à la direction de l'Ehpad de Montsûrs. "Voilà trois mois que mes parents sont enfermés. Prisonniers de l’établissement. Mourir du Covid-19 ou mourir d’isolement et de désespoir ? (...) Notre société ne nous donne pas le choix. Mes parents ne voulaient plus de skype et mercredi, ils ont écourté ma visite dans votre parloir sous surveillance, nous n’avons plus rien à nous dire à travers du plastique puisqu’on ne peut pas se parler en toute intimité. Ils n’en peuvent plus" relate leur fille. 

Depuis ce vendredi 5 juin, les règles des visites dans les Ehpad se sont assouplies. Elles sont élargies et autorisées aux mineurs. Les personnes âgées peuvent désormais recevoir plus de deux personnes à la fois lorsque la visite se déroule à l’extérieur, et à deux personnes maximum dans une chambre. Un ouf de soulagement pour les familles, surtout à la vieille de la fête des mères. Sauf qu'en Mayenne certains Ehpad ne sont pas prêts à assouplir les règles. "Il aurait été parfaitement possible en cinq jours de marquer au sol un fléchage pour les visiteurs et de nommer un référent par famille. À l’inverse il vous a fallu 4 jours pour tout interdire en affichant une façade de surprotection qui n’existe d’ailleurs pas en temps normal quand on voit parfois la façon dont sont pris en charge les résidents mais on ne dit rien car il faudrait se battre tout le temps. Ce principe de précaution digne du milieu carcéral est inacceptable" poursuit Catherine. 

Des Ehpad pris de court par le gouvernement

Sur le terrain, c'est peu dire que les directeurs des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes ont été surpris par les annonces d'assouplissement des règles de visites. Leur application nécessite forcément une organisation précise, qui se pense en concertation avec les salariés et les animateurs des structures. Leurs responsables comprennent évidemment la colère des familles et sont mis devant le fait accompli. "Nous sommes tout à fait conscient qu'il faut au plus vite retrouver une vie normale. Mais nous avons la contrainte de protection des résidents, la sécurisation de nos lieux, et notre volonté de retrouver des relations sociales avec les familles et les résidents" déclare Emmanuel Désiré-Dit-Gosset, directeur d'un Ehpad dans le Nord-Mayenne à Ambrières-les-Vallées. "L'attente est grande, on le conçoit. Mais on se dit que c'est pour la bonne cause tout ça : protéger nos résidents" termine-t-il. 

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