Société

La verrerie de Biot, un an après les inondations

Par Laurent Vareille, France Bleu Azur mardi 4 octobre 2016 à 17:07

La Verrerie de Biot
La Verrerie de Biot © Radio France - Laurent Vareille

Un an après les terribles inondations survenues sur la Côte d'Azur, nous sommes allés visiter la verrerie de Biot. L'entreprise était sinistrée au lendemain du 3 octobre. Aujourd'hui, elle va mieux.

Les fours fonctionnent de nouveau à fond. Il n'en manque qu'un pour que tout soit comme avant. Toutes les machines ont été changées. La production a repris sa vitesse de croisière. La boutique est de nouveau belle et les vitrines remplies. Les visiteurs se succèdent. La cour baignée de soleil en ce début d'automne ne laisse plus transparaître les stigmates de l'année dernière.

Pourtant en ce 4 octobre 2015, à la verrerie de Biot ce n'était que boue, verre brisé, portes arrachées, électricité coupée, fours noyés.

"Il y avait des voitures dans l'atelier, explique Marc, employé depuis 40 ans. J'ai cru que nous ne repartirions pas." Et pourtant, trois mois après, l'atelier et une partie du magasin rouvrent leurs portes.

L'atelier de la verrerie - Radio France
L'atelier de la verrerie © Radio France - Laurent Vareille

"Nous voulons maintenant laisser ça derrière nous et aller de l'avant."

Neuf mois plus tard, certains locaux ont été refaits, tout est nettoyé de fond en comble. "C'est une épopée nous confie Anne Lechaczynski, la patronne de la verrerie. Nous avons travaillé dur et nous sommes aujourd'hui soulagés". Mais poursuit-elle, "nous voulons maintenant laisser ça derrière nous. Je suis chef d'entreprise, c'est dans ma nature d'aller de l'avant."

. - Radio France
. © Radio France - Laurent Vareille

Pourtant, tout n'est pas terminé. Il y a quelques semaines, la préfecture des Alpes-Maritimes a classé le Vallon des Combes où se trouve la verrerie en zone rouge.

Le nouveau PPRI, une "double peine"

Le plan de prévention des risques inondations a été modifié. Cela signifie qu'on ne peut plus rien bâtir et qu'en cas de nouveau sinistre, on ne peut plus rien rebâtir. Double peine, estiment les dirigeants de la verrerie qui veulent des aménagements, de la concertation. Ils ne sont pas d'accord pour tirer un trait sur l'existant.

"Nous allons nous battre mais ça prendra du temps". Sans aucun doute. En tous cas, plus longtemps que le nettoyage de ces inondations.

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