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Société

"Beaucoup d'associations d'aide aux femmes se retrouvent sans subvention", dénonce 'Osez le Féminisme en Isère'

mercredi 22 novembre 2017 à 13:00 Par Philippine Potentier, France Bleu Isère

Le Festival "Brisons le silence" a lieu toute la semaine dans le bassin lyonnais : une sensibilisation aux violences conjugales, qui sont à l'origine de 38% des viols. Justine Perrin, ancienne présidente de l'association Osez le Féminisme 38, dénonce un manque de moyens pour lutter contre ce mal.

Manifestation du 25 novembre 2017 à Paris
Manifestation du 25 novembre 2017 à Paris - Justine Perrin - © Facebook

Une femme sur trois est assassinée par son mari tous les trois jours, les violences conjugales concernent une femme sur dix en moyenne en France. Les chiffres sont "odieux" commente Justine Perrin, ancienne présidente de l'association Osez le féminisme 38.

Manifestation à Paris le 25 novembre 2017  - Aucun(e)
Manifestation à Paris le 25 novembre 2017 - Osez le féminisme - © Facebook

Un mal peu connu en France

D'après Justine Perrin, "la violence ou la menace d'une arme ne sont pas les seuls moyens. Une femme peut être forcée par son mari à avoir une relation sexuelle alors qu'elle n'a pas envie". Depuis peu, le viol conjugal est reconnu dans la loi française. Par le passé, "on entendait plus parler du "devoir conjugal" note Justine Perrin. Les différents scandales sexuels révélaient ces derniers temps ont toutefois conduit à "une prise de conscience massive et globale."

Augmentation de 30 % des plaintes

Les différentes affaires de harcèlement ou d'agressions sexuelles (Weinstein, Spacey, le mot-clé "dénonce ton porc") ayant émaillé l'actualité ces dernières semaines font office d'électrochoc. Les femmes osent davantage briser le silence. Une secousse bienvenue, mais trop tardive, dénonce Justine Perrin.

"Nous avions connaissance bien avant de ce mal." Les témoignages de ces dernières semaines permettent d'être dans le concret selon elle : "L'impact émotionnel est fort." Pourtant, si les plaintes ont augmenté de 30 % à la suite de ces affaires, certaines femmes n'osent pas franchir le pas.

"La personne a beaucoup à y perdre en portant plainte."

Mobilisation à Paris le 25 novembre 2017 - Aucun(e)
Mobilisation à Paris le 25 novembre 2017 - Osez le féminisme - © Facebook

Risque d'être mal reçue par les services de police, risque d'être jugée par sa famille, ou tout simplement de ne pas être prise au sérieux. Cela représente un frein pour les femmes qui, dans le cas des violences conjugales, peuvent se retrouver sans logement ni ressources financières suite à un dépôt de plainte.

Un manque de moyens financier

"Quelques annonces ont été faites par le gouvernement, notamment une possibilité de déposer une pré-plainte en ligne, ou une consultation pour la présentation d'un projet de loi contre les violences sexistes", explique l'ancienne présidente. Elle dénonce pourtant un manque de moyens financier permettant de lutter contre ce mal.

"Beaucoup d'associations qui viennent en aide aux femmes se retrouvent sans subvention."

Le Centre d'information des droits des femmes familles a d'ailleurs été liquidé à cause de ce manque de subventions. Pour se faire entendre, les associations se mobilisent cette semaine dans toute la France pour sensibiliser contre ce fléau. Un rassemblement est prévu à Grenoble ce samedi 25 novembre à 16h30 place Saint-André.

Un festival, "Brisons le silence" a également lieu en ce moment et jusqu'au 2 décembre 2017 à Lyon. Expositions, films, pièce de théâtre sont au programme pour tenter d'informer.

Justine Perrin, ancienne présidente de l'association Osez le féminisme