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Société
Dossier : Immeubles effondrés à Marseille

Dix mois après le drame de la rue d’Aubagne, il faut encore détruire des immeubles insalubres à Marseille

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Par , France Bleu Provence, France Bleu

Dix mois après le drame de la rue d’Aubagne à Marseille qui a fait huit morts le 5 novembre 2018, trois immeubles de la rue de la Butte (2e arrondissement) frappés en juin de péril grave et imminent font désormais l'objet d'un arrêté de déconstruction.

les n°4, 6 et 8 de la rue de la Butte (2e) font l'objet d'un arrêté de déconstruction
les n°4, 6 et 8 de la rue de la Butte (2e) font l'objet d'un arrêté de déconstruction © Radio France - Corrine Blotin

Marseille - France

Trois immeubles en péril de la rue de la Butte (2e arrondissement) font l'objet d'un arrêté de déconstruction, arrêtés qui évoquent un "risque d’effondrement imminent" et précisent qu’"un effondrement en chaîne ne peut être exclu". Les immeubles ont été évacués en juin dernier, un périmètre de sécurité a été mis en place et a provoqué la fermeture de la station de métro Jules Guesde, juste à côté. 

Les propriétaires (une copropriété privée pour le n°6, et le bailleur social Logirem pour les n°4 et 8) ont dix jours pour mener la démolition. "Il était temps" estime le président de la fédération des CIQ du 2e arrondissement, Jean Jacques Guipert, "il faut démolir, manifestement ces immeubles sont à bout de souffle, ils ont subi les travaux souterrains de la ligne 2 du métro, il y a des failles plutôt inquiétantes".

Une situation qui n'est pas nouvelle, mais tout semble s'être accéléré après le drame du 5 novembre 2018 "la rue d'Aubagne n'a fait que hâter la prise de conscience des pouvoirs publics sur la dangerosité de certains immeubles", poursuit Jean Jacques Guipert.

"La rue d'Aubagne ? Dix mois plus tard on en est toujours au même point..." Kaouther Ben Mohamed de "Marseille en colère"

Pour les familles sinistrées de la Rue d'Aubagne, 10 mois plus tard, c'est toujours l'incertitude. "Certaines ont été relogées dans des logements définitifs qui ne leur conviennent pas, loin du centre ville mais elles ont accepté dans l'urgence par peur de dormir dans la rue", explique Kaouther Ben Mohamed, co-fondatrice de l'association "Marseille en colère".

"Avec des enfants qui sont encore scolarisés dans leur école d'origine et qui font tous les matins et tous les soirs 1h30 de trajet, pour garder dans ce flou indécent, au moins la sécurité et l'équilibre de l'école", poursuit Kaouther "10 mois après les moyens ne sont toujours pas débloqués. Oui les pouvoirs publics ont fait, mais ils n'ont pas fait ni assez vite, ni assez en terme de moyens, c'est ça la réalité." 

Des sinistrés qui pour un grand nombre ne peuvent toujours pas accéder à leur logement déclaré insalubre. Fin juin, la ville dénombrait plus de 300 immeubles évacués en urgence et près de 3.000 personnes délogées. 

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