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En un an, 1.755 morts en Drôme-Ardèche : "tout s'est cassé avec le Covid"

Après plus d'un an de pandémie, le coronavirus a fait plus de 1.750 morts dans la Drôme et en Ardèche, selon un dernier décompte au 15 avril. À l'échelle de la France, la maladie a désormais tué plus de 100.000 personnes, laissant des familles endeuillées et des soignants à bout de souffle.

L'hôpital de Valence dans la Drôme.Centre hospitalier.
L'hôpital de Valence dans la Drôme.Centre hospitalier. © Radio France - Florence Gotschaux

Une barre symbolique est franchie ce jeudi 15 avril :  100.000 personnes sont mortes du Covid-19 en France.  Le coronavirus a fait 968 morts dans la Drôme et 787 en Ardèche, soit 1.755 au total. Parmi ces victimes, Jean, qui a succombé au virus en janvier dans un Ephad de Tournon-sur-Rhône, en Ardèche. Un homme très souriant qui aimait aider les autres, témoigne sa belle-fille. "Il allait parfois aider aux cuisines, il poussait aussi les mamies quand elles étaient en fauteuil", raconte Jeanne, très émue. Elle est encore marquée par la disparition de son beau-père : "Quand on a connu les gens bien portant, c'est sur que ça fait mal. Ce coronavirus détruit beaucoup de choses. Pour nous ça a été un moment très difficile de savoir que notre papy était en train de mourir. Et que nous on était à la maison et qu'on ne pouvait pas nous occuper de lui. Tout s'est cassé avec le Covid."

Les soignants épuisés

La barre des 100.000 morts du Covid-19 donne le vertige à Nathalie qui affronte depuis un an, en première ligne, l'épidémie. Elle est aide-soignante en réanimation à l'hôpital de Valence. "Je suis très fatiguée comme tous les soignants, explique-t-elle. Il y a un épuisement moral et physique. Le plus dur, c'est de ne pas en voir le bout. On a l'impression d'être revenu un an en arrière. Il nous manque toujours plein de choses, et surtout des moyens humains." 

Le plus dur, c'est de ne pas en voir le bout

Les souvenirs les plus marquants de Nathalie remontent à la première vague de l'épidémie, très éprouvante. "Ce qui a été le plus difficile, c'est que pendant la première vague les familles ne pouvaient pas rentrer. Vous vous rendez-compte du traumatisme ? Mais nous aussi ça nous a marqué, car on n'a pas pu créer le lien avec ces familles." 

Malgré ces moments très difficiles, cette aide-soignante préfère positiver, et se remémore les messages de soutien reçus par centaines pendant le premier confinement de 2020. "On a tapissé la porte de notre vestiaire de dessins que nous on fait des enfants. Quand des gosses de 5 ou 6 ans disent que nous sommes des héros, c'est extraordinaire ! Même si on n'est pas vraiment des héros." Aujourd'hui, Nathalie espère que le bout du tunnel n'est plus très loin, entre le vaccin et les beaux jours. "Si je n'y croyais pas, j'arrêterais tout, tout de suite", conclut-elle.

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