Société

11 novembre : un généalogiste raconte les vies derrière nos monuments aux morts

Par Juliette Micheneau, France Bleu Pays d'Auvergne vendredi 11 novembre 2016 à 9:05

Image de commémoration de l'armistice du 11 novembre 1918, en tenue d'époque.
Image de commémoration de l'armistice du 11 novembre 1918, en tenue d'époque. © Maxppp - BONNIERE PASCAL

Ce généalogiste se passionne pour l'histoire des poilus. Il raconte les vies qui se cachent derrière les noms gravés sur nos monuments aux morts. Il vient de lancer un projet de livre sur les soldats de Saint-Ours-les-Roches.

97 noms sont aujourd'hui gravés sur les deux monuments aux morts de Saint-Ours-les-Roches. Autant de vies à retracer et à raconter pour Grégory Viguié, passionné de généalogie et déjà auteur de plusieurs ouvrages sur les soldats de la Grande Guerre. Installé dans le Gard, se sont ses attaches familiales dans le Puy-de-Dôme qui l'ont amenées à s'intéresser aux poilus de Saint-Ours-les-Roches.

La commune de Saint-Ours-les-Roches compte deux monuments aux morts. - Aucun(e)
La commune de Saint-Ours-les-Roches compte deux monuments aux morts. - Annie FRIER/ Jacques GOMOT (cc)

"C'est surtout une marque de respect", explique Grégory Viguié en décrivant sa démarche. "Le temps est le pire ennemi de la mémoire. Nous sommes tous les garants de cette mémoire et c'est un devoir presque sacré que de transmettre et de pérenniser l'histoire de nos aînés." Pour le généalogiste, reconstituer ces parcours de vie est un véritable travail d'enquêteur : "Il faut aller sur le terrain, dans les archives municipales, départementales... C'est un petit peu des pièces de puzzle qu'il faut réussir à retrouver et coller ensemble pour faire une biographie la plus complète possible."

Réécoutez l'interview de Grégory Viguié, généalogiste, spécialiste des "poilus".

Le travail de Gégory Viguié a déjà payé puisqu'il a réussi à retrouver la trace d'un soldat de la commune, oublié du monument aux morts car décédé après l'armistice des suites d'une maladie contractée au combat. Son nom a depuis été inscrit. Le généalogiste poursuit aujourd'hui ses recherches et compte sur l'aide des descendants de ces poilus pour partager leurs histoires, voire leurs documents.

Pour contacter Grégory Viguié, consultez son site internet.