Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Deux ans après le 13-Novembre : un jeune Corse témoigne

lundi 13 novembre 2017 à 9:16 Par Hélène Battini et Olivier Castel, France Bleu RCFM

Il y a deux ans, Paris connaissait le pire. Bataclan, Stade de France, terrasses : 130 personnes tuées, et plus de 400 blessés. Parmi eux, des Corses, dont une est décédée. Florian Rousselin, 29 ans, était aux abords du stade de France lors des attaques et témoigne aujourd'hui sur RCFM.

Des CRS sécurisent les abords du Stade de France
Des CRS sécurisent les abords du Stade de France © Maxppp - maxppp

Corse, France

Lors de l'explosion de la deuxième bombe, Florian Rousselin a été touché à une jambe et au dos, deux ans plus tard, il sera présent, ce lundi, aux commémorations dans la Capitale. Florian Rousselin a accepté notre demande d'interview, il était l’invité de la rédaction et d’Olivier Castel ce matin sur RCFM. « Je n’en parle pas spécialement à tout le monde, avec le temps ça va mieux, je n’ai toujours pas fait mon deuil mais je fais tout pour avancer. »

Affronter les choses pour avancer

« Physiquement tout s’est bien passé, j’ai eu une opération, une rééducation, j’ai récupéré 100% de mes capacités, c’est plus psychologique. Je continue à voir des spécialistes : psychologues et psychiatres, ça me fait du bien. Je préfère affronter les choses, je suis toujours les médias, ça m’intéresse beaucoup de voir ce que les gens vivent, en me disant qu’il y a toujours pire, je préfère affronter. »

« La seule personne qui m’a aidé »

« Je suis resté en contact avec la seule personne qui m’a aidé, je l’ai eu récemment au téléphone, il a vécu la même chose que moi, c’était un vigile du stade de France. Je lui dois beaucoup, quand j’étais à terre je me suis agrippé c’est la seule personne qui m’a aidé, relevé, pris sur ces épaules et sorti de la catastrophe. On discutera un peu avec lui aujourd’hui. Je suis monté pour affronter les choses, pour faire mon deuil je préfère assister à ce genre de cérémonie. La première commémoration est au stade de France, suivi des terrasses puis le Bataclan.»

Rassemblement devant le Bataclan, 13/11/16 - Maxppp
Rassemblement devant le Bataclan, 13/11/16 © Maxppp - maxppp

Statut de victime et polémique

« Je trouve ça aberrant que certains organismes ne prennent pas en compte, quand je dois monter sur Paris faut faire des pieds et des mains pour que tout soit pris en charge. Ils prennent ça à la légère. Tous les mois il y a de nouveaux organismes qui se montent, mais l’État devrait plus s’impliquer. »