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Treize Meurthe-et-Mosellans invités à la cérémonie du 14 juillet à Paris

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Par , France Bleu Sud Lorraine

La cérémonie du 14 juillet à Paris rendra hommage aux personnes ayant participé au quotidien dans la lutte contre l'épidémie de coronavirus. Personnels soignants, agents publics et privés, représentants de la société civile : 13 Meurthe-et-Mosellans font partie des invités de l'Elysée.

Un cœur collé sur une porte à Nancy au mois d'avril en solidarité avec les soignants
Un cœur collé sur une porte à Nancy au mois d'avril en solidarité avec les soignants © Radio France - Isabelle Baudriller

Elles font partie des 13 Meurthe-et-Mosellans invités par l'Elysée pour l'hommage qui sera rendu ce 14 juillet à Paris à tous ceux qui se sont investis dans la lutte contre l'épidémie de coronavirus. 1400 personnes au total sont conviées. Rencontre avec Françoise Chaumont, directrice de l'école Jean Morette à Labry, dans le Pays-Haut et Andrée Bonnet, infirmière retraitée à Nancy. 

"Cette période nous a permis d'innover"

Toute l'équipe de Françoise Chaumont était volontaire et l'école est restée ouverte pendant tout le confinement aux enfants de soignants et de personnels prioritaires. Au total, 22 enfants accueillis âgés de 3 à 11 ans. "Les enfants vivaient une période très angoissante, beaucoup connaissait le risque encouru par leurs parents et ils en parlaient. On a essayé de leur faire vivre une période "normale", il fallait que la vie continue pour eux de façon tout à fait banale", confie l'enseignante. 

Françoise Chaumont, qui prend sa retraite officiellement le 31 août, se dit qu'elle termine sa carrière "sur quelque chose d'exceptionnel, de très fort, qui je l'espère ne se reproduira plus. Cette période nous a permis d'innover, de trouver de nouvelles idées pour enseigner et je pense que ça a été très très riche". La professeure apprécie aussi qu'à travers cette invitation de l'Elysée, "le monde enseignant soit mis à l'honneur" car "on a entendu de nombreuses critiques à son égard pendant le confinement".

"Merci la vie"

A 76 ans "et demi", Andrée Bonnet a repris du service. A vrai dire, son métier d'infirmière hospitalière ne l'a jamais quittée. "46 ans de métier, on n'en sort pas intact. Quand j'ai entendu qu'il se passait quelque chose, j'ai dit "mon Andrée, allez c'est parti !", il faut agir". Elle récupère alors des lunettes de protection, des anciennes blouses en coton, des protège-sièges dans des garages, des rouleaux de plastique dans des banques pour fabriquer des surblouses. 

Andrée Bonnet, infirmière toujours
Andrée Bonnet, infirmière toujours © Radio France - Isabelle Baudriller

"Il fallait bien que mes collègues d'amour soient protégées", explique Andrée Bonnet. "Il y en a qui ont été touchées, il y a des docteurs qui sont morts". Elle-même était prête à retourner au plus près des malades mais une amie l'en dissuade : "Elle m'a dit : arrête à ton âge ! Mais s'il avait fallu repartir, je serai repartie". Elle qui assure avoir "de bons anticorps" conclut : "Si j'ai pu aider en faisant ce que j'ai fait, merci la vie".

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