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Société

14-Juillet : qui sont les parachutistes des forces spéciales qui sauteront à Bordeaux ?

vendredi 13 juillet 2018 à 21:57 Par Thomas Coignac, France Bleu Gironde

Six militaires des forces spéciales, appartenant au 13e régiment des dragons parachutistes de l'armée de terre vont être largués d'un avion, ce samedi soir, et atterrir sur la place des Quinconces à Bordeaux. Présentation de ce corps d'élite de l'armée de terre.

Six parachutes comme celui-ci vont être déployés place des Quinconces ce samedi.
Six parachutes comme celui-ci vont être déployés place des Quinconces ce samedi. © Radio France - Armée de terre

Bordeaux, France

Ils sont six. Six hommes, qui, vers 20h40 ce samedi soir, seront largués d'un hélicoptère, et atterriront sur la place des Quinconces à Bordeaux. Un saut, qui, même s'il ne se fait pas en zone de guerre, n'est pas si facile qu'il en a l'air. "Le souci c'est que c'est un saut en zone urbaine, et qu'on ne peut pas se tromper, explique l'un des parachutistes. Si on se loupe de 200 mètres, on atterrit dans la Garonne. Et là, on est directement sur YouTube". 

Les parachustistes avaient déjà défilé aux Quinconces il y a deux ans. - Aucun(e)
Les parachustistes avaient déjà défilé aux Quinconces il y a deux ans. - Armée de terre

Mais même si le saut s'annonce difficile, ce sera loin d'être le premier pour ses parachutistes. Ils en ont des milliers à leur actif, à l'entraînement, ou en mission. Ces hommes appartiennent au cinquième escadron du 13e régiment des dragons parachutistes de l'armée de terre. La particularité de cet escadron, c'est qu'il est composé de chuteurs opérationnels, l'élite des parachutistes, habilités à sauter jusqu’à 8 000 mètres d'altitude. Une formation qui se fait à l'école des troupes aéroportées de Pau (ETAP). Un atout pour une armée, puisqu'avec un saut à très haute altitude, l'avion qui transporte les militaires n'est pas obligé de s'approcher trop près de la zone ennemie, ce qui lui évite de s'exposer à des tirs. 

Dures sélections

Pour atteindre ce niveau, ces soldats d'élite doivent passer par des sélections difficiles. D'abord, évidemment, lorsqu'ils arrivent de la vie civiles, trois mois de classes obligatoires pour tous les soldats. Il faut ensuite passer son brevet de parachutistes, pour ceux qui se destinent à cette activité. Enfin, pour intégrer le 13e régiment, la plupart passent par la "filière", cette formation, pour intégrer le régiment, qui dure un an et demi, et qu'ils sont très peu à réussir. Le sergent Johan est de ceux-là. A 27 ans, il a gravi tous les échelons à toute vitesse. "Quand je suis passé par la filière, dit-il, on était 60 candidats. Il n'y en a que 10 qui ont été sélectionnés.

En mission, les marches avec 40 kilos sur le dos sont fréquentes. - Radio France
En mission, les marches avec 40 kilos sur le dos sont fréquentes. © Radio France - Armée de terre

Ensuite, ce fut le diplôme obtenu à l'ETAP, puis les premières opérations à l'étranger. Le sergent ne peut pas donner ni lieu, ni dates, pour des raisons de sécurité. Mais son équipe opère surtout en Afrique et au Moyen-orient. Il y a été envoyé cinq fois, en neuf ans d'escadron. Celui-ci est composé d'une dizaine d'équipes, d'environ six soldats chacun. 

Un rôle de repérage

Pendant leurs missions à l'étranger, qui durent environ quatre mois, les soldats du 13e régiment ont un rôle de repérage. "La chaîne de commandement nous dit "On aimerait bien avoir telle information dans telle zone, et nous on prépare une mission pour y arriver, puis on l'exécute", raconte le sergent Johan. "Ça peut être une photo, une vidéo, qui aidera à des missions futures, précise son chef, le capitaine Alexis. On est utilisés dans les libérations d'otage par exemple, ou d'information sur des cibles ennemies". Et ensuite, ce sont d'autres soldats qui prennent le relais pour accomplir ces missions. 

Dans les missions de reconnaissance, le camouflage est essentiel. - Aucun(e)
Dans les missions de reconnaissance, le camouflage est essentiel. - Armée de terre

Dans les pays, souvent en terre hostile, l'adaptation est le maître mot, explique le capitaine. "Nos hommes doivent avoir une grande intelligence situationnelle, pour s'adapter à chaque situation. Et puis, comme nous sommes en mission de repérage, il s'agit d'être discrets. Et donc, nos soldats partent en mission en connaissant les coutumes, la langue du pays dans lequel ils partent."

Le capitaine Alexis parle des qualités attendues.

Outre ce bagage linguistique, s'y ajoutent du matériel imposant, nécessaire pour sauter à plus de 8 000 mètres d'altitude. 

L'équipement, avec le sergent Johan

Le sergent Johan raconte.