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15e rentrée des classes préparatoires à Sciences Po Bordeaux

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Par , France Bleu Gironde

15 années d'un dispositif censé améliorer "l'égalité des chances" d'accès à la prestigieuse école. 252 élèves sont passés par les classes préparatoires "Je le peux parce que je le veux !" venus des 43 lycées partenaires en Nouvelle Aquitaine.

Lola et Emilien sont tous les deux entrés à Sciences Po Bordeaux via les classes préparatoires au concours dans leurs lycées d'origine.
Lola et Emilien sont tous les deux entrés à Sciences Po Bordeaux via les classes préparatoires au concours dans leurs lycées d'origine. © Radio France - Fanny Ohier

Les classes préparatoires de Sciences Po Bordeaux fêtent leurs 15 ans. Créées en 2005 à l'initiative du conseil régional Nouvelle Aquitaine, en partenariat avec Sciences Po, elles ont pour but de diversifier les profils des étudiants en facilitant l'accès à l'école, le concours d'entrée étant très sélectif (10 % de réussite environ). 43 lycées de la région sont aujourd’hui partenaires. 

Des classes prépas gratuites qui motivent et préparent au concours

Trois heures par semaine, de l'histoire-géographie, des langues vivantes et de l'actualité, en plus des cours de terminale. Lola s'est préparée pendant six mois au concours Sciences Po. Dans son lycée, Jean Condorcet, quartier Grand Parc à Bordeaux, aucun élève n'avait réussi à l'avoir avant elle.

"Je ne pensais pas du tout avoir le concours !" confie Lola. En plus de la préparation stricto sensus aux épreuves du concours, l'intérêt de la prépa est également de motiver les lycéens. "Chaque semaine, tu as un prof qui te dit que c'est possible, tu peux l'avoir !", ajoute Lola, comme "une petite piqûre de rappel, 'vous êtes là, vous travaillez donc ça peut le faire !' "

Un sérieux coup de pouce puisque sur les 275 nouveaux élèves de cette rentrée, 48 sont passés par l'une des prépas, soit 17%. Le prix du concours même est à prix réduit pour ceux qui passent par une prépa : 20 euros au lieu des 120 habituels. 

43 lycées partenaires dans toute la région Nouvelle Aquitaine 

"Nous identifions les lycées qui ont besoin de nous," explique Yves Déloye, directeur de Sciences Po Bordeaux. De part leur éloignement soit géographique soit social.

Philippe Patanchon enseigne l'histoire-géo au lycée Jean Renou à La Réole et donne des cours préparatoires à Sciences Po. "La Réole est une petite ville rurale, un certain nombre de familles sont en difficulté ou elles ne pensent pas forcément à l'enseignement supérieur et à ce que ça peut leur apporter. Sciences Po leur fait peur ! Certains élèves pensent tout de suite à l'Ena et donc que ce n'est pas pour eux, que c'est de la politique... Ce sont des clichés, il faut leur expliquer que la formation est plus riche que ça."

Sciences Po fait peur à certains élèves donc il faut leur expliquer ! — Jean Renou, professeur d'histoire-géo au lycée Jean Renou

Un bémol, la mixité sociale de Sciences Po permise par ces prépas reste modérée. Si la moitié des élèves en prépa touchent la bourse d'études CROUS, un pourcentage plus élevé que chez les autres étudiants, leur origine sociale peine à se diversifier. La plupart sont des fils de profs ou de cadres. 

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