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18 réfugiés ukrainiens arrivés à Orléans et accueillis dans la région Centre-Val de Loire

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Une vingtaine de réfugiés ukrainiens sont arrivés à Orléans ce samedi soir. Originaires de plusieurs régions du pays, un car affrété par la région Centre-Val de Loire est venu les chercher à Cracovie en Pologne. Certains ont déjà pu être accueillis dans des familles d'accueil.

Les réfugiés ukrainiens sont arrivés ce samedi en fin de journée à Orléans, accueillis par le président de la Région, François Bonneau (à gauche) Les réfugiés ukrainiens sont arrivés ce samedi en fin de journée à Orléans, accueillis par le président de la Région, François Bonneau (à gauche)
Les réfugiés ukrainiens sont arrivés ce samedi en fin de journée à Orléans, accueillis par le président de la Région, François Bonneau (à gauche) © Radio France - Thomas Vichard

La solidarité envers le peuple ukrainien continue dans le Centre-Val de Loire. Plus de deux mois après les premières arrivées de réfugiés à Orléans, une vingtaine d'Ukrainiens a rallié la région ce samedi soir depuis Cracovie en Pologne. Début mai, près de 750 réfugiés ukrainiens avaient déjà trouvé refuge dans le Loiret, après l'invasion russe en Ukraine, le 24 février 2022. 

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"J'ai un peu peur, c'est normal"

Xénia, 32 ans, est venue avec sa fille de cinq ans et sa sœur, avec qui elle tenait un commerce dans l'est de l'Ukraine, avant le début de la guerre. "Mon village est pratiquement occupé, c'est déjà le cas pour la ville juste à côté, et les soldats russes ne nous laissent rien faire. Nous avons donc du fuir en Pologne, fin mars", explique-t-elle. Les trois Ukrainiennes vont être accueillies par Amandine et Fabien, près de Tours en Indre-et-Loire. "On doit leur faire confiance, il faut qu'on apprenne à se connaître, j'ai un peu peur, c'est normal", lance Xénia.

La famille tourangelle, de son côté attendait ce moment depuis longtemps. "On s'est proposés sur différentes plateformes dès le début du conflit pour accueillir des réfugiés et on a été contactés en début de semaine. On a fait ce choix, parce qu'on a été touchés par la situation, on s'est projetés et notre situation le permettait", éclaire Amandine.

Xénia, (deuxième en partant de la gauche), sa soeur à sa droite et sa fille (tout à droite) et leur famille d'accueil originaire de Tours.
Xénia, (deuxième en partant de la gauche), sa soeur à sa droite et sa fille (tout à droite) et leur famille d'accueil originaire de Tours. © Radio France - Thomas Vichard

Gratuité des cars et des trains REMI pour les réfugiés

C'est le premier car affrété par la Région depuis le début de la guerre en Ukraine. "Dès qu'il y a un un groupe suffisamment important, on a dit 'on y va, on ne les fait pas plus attendre', ça fait un peu plus d'une semaine que les choses sont arrêtées", détaille François Bonneau, le président de la Région. 

Certaines familles étaient déjà là ce samedi pour accueillir un ou plusieurs réfugiés, les autres seront hébergés temporairement pendant quelques jours dans des logements mis à disposition par la Région. Certains pourront même à terme rester vivre dans des logements de fonction vacants dans les lycées. 

Ces Ukrainiens arrivés en France bénéficient de la gratuité des transports REMI (cars, trains) "pour que ces personnes puissent faire des démarches administratives" précise François Bonneau. Les enfants et adolescents ukrainiens auront accès aux établissements scolaires pour y poursuivre leur scolarité. "Nous prenons également l'engagement de les aider à repartir, le moment venu, dès qu'il y aura un peu moins de tension et de danger dans leur pays", affirme le président de la Région.

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