Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Dix-neuf médecins des urgences de Chambéry et d'Aix-les-Bains déposent un préavis de grève illimité

-
Par , France Bleu Pays de Savoie

Ils rejoignent le mouvement. Dix-neuf médecins urgentistes du centre hospitalier Métropole Savoie, qui regroupe les hôpitaux de Chambéry et d'Aix-les-Bains, ont déposé un préavis illimité à partir de ce mercredi. Une manière de soutenir les revendications du personnel des urgences déjà en grève.

Aux urgences de Chambéry, la grève a commencé fin mai.
Aux urgences de Chambéry, la grève a commencé fin mai. © Radio France - Tommy Cattaneo.

Des médecins des urgences du centre hospitalier Métropole Savoie, regroupant les hôpitaux de Chambéry et d'Aix-les-Bains, rejoignent le personnel en grève. Ces 19 praticiens ont déposé un préavis illimité à partir de ce mercredi, pour soutenir les revendications nationales du collectif Inter-Urgences.

Une mobilisation des médecins urgentistes "rarissime" selon les syndicats

Depuis le début du mouvement, les infirmiers et les aide-soignants demandent plus de moyens pour l'hôpital public, plus de personnel et des hausses de salaires. Mais "au niveau national comme au niveau local, les propositions avancées [pour régler la crise] sont bien en deçà des besoins réels qu'exigerait l'état de délabrement du service public que nous assurons tant bien que mal", écrivent les médecins grévistes savoyards dans leur préavis.

Ils sont confrontés aux mêmes problèmes que tout le personnel des urgences : manque de moyens, journées à rallonge, relations avec les patients qui se dégradent. "Ils ont désabusés", confie Carole, infirmière à Chambéry et en grève depuis le 28 mai. "J'entends de plus en plus de médecins, même jeunes, qui envisagent de quitter les urgences parce que c'est trop compliqué."

L'entrée de l'hôpital de Chambéry. - Radio France
L'entrée de l'hôpital de Chambéry. © Radio France - Tommy Cattaneo.

"C'est dur de rentrer chez soi le matin et de se dire qu'on a mal fait notre travail"

Aucun des dix-neuf médecins grévistes ne souhaite pour l'instant s'exprimer à notre micro. Mais l'un d'entre eux a bien voulu que nous rapportions ses propos de manière anonyme. Il évoque ses conditions de travail : une prise en charge des patients qui se dégrade, des fermetures de lits, des gens sur des brancards, des agressions aussi. Tout ça fait partie de son quotidien. "On ne peut travailler dans des conditions décentes", raconte-t-il.  

"L’hôpital est constamment en tension. Parfois je veux faire hospitaliser un patient mais je ne peux pas, faute de lit disponible dans les étages." Il n'a jamais vraiment songé à arrêter, mais connaît des collègues qui sont en arrêt maladie ou partis en libéral. "J'aime ce métier et le contact avec les gens, mais j'ai honte quand je laisse des patients au prochain médecin de garde", confie-t-il. "Mais c'est dur de rentrer chez soi le matin et de se dire qu'on a mal fait notre travail."  

"On est à 100% derrière eux et on espère qu'il y aura un effet boule de neige"

Le gréviste insiste : les médecins des urgences ne portent aucune revendication propre. "On est là pour soutenir les infirmiers et les aide-soignants." Un soutien de taille, qui fera bouger les lignes espèrent notre médecin. "Que notre implication ait de l'impact au niveau local, et qu'il y ait un effet boule de neige au niveau national."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu