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Société

1er mai : chômé ou travaillé, quelles sont les règles ?

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé, c'est à dire non travaillé. Pourtant certains, dans les hôpitaux, les transports ou dans les médias, travaillent. Le Code du Travail prévoit en effet des dérogations pour certaines entreprises, mais aussi des compensations pour les salariés.

Illustration d'une manifestation intersyndicale du premier mai, jour de la fête du Travail.
Illustration d'une manifestation intersyndicale du premier mai, jour de la fête du Travail. © Maxppp - PIERRE ROUANET

La journée du 1 Mai est une journée internationale de revendication des travailleurs. Elle est donc férié dans plusieurs pays. En France c'est le seul jour férié et chômé (Article L.3133-4 du Code du travail). Toutefois, il existe certaines exceptions pour certaines entreprises dont les activités professionnelles ne peuvent pas être interrompues.

Le 1er mai, un jour férié et chômé

Parmi toutes les fêtes légales reconnues par la loi, seule la date du 1 Mai est obligatoirement chômée pour tous les salariés, toutes entreprises et toutes catégories confondues. Les salariés sont donc dispensés de travail le jour de la fête du Travail. L’employeur n’a pas le droit d’exiger de ses employés qu’ils travaillent ce jour férié et chômé. Dans le cas contraire, les employés peuvent parfaitement refuser de se rendre à leur poste sans s’exposer à des sanctions.

Les dérogations pour les entreprises qui ne peuvent pas fermer

Le code du travail prévoit néanmoins des dérogations « dans les établissements et services qui, en raison de la nature de leurs activités, ne peuvent interrompre leur travail ». Ces entreprises qui peuvent faire travailler leurs salariés le jour de la fête du Travail sont déterminées par la loi dans l’Article R3132-5 du Code du travail. En général, elles correspondent à celles qui bénéficient déjà d’une dérogation au repos dominical de ses salariés. Il peut entre autres s’agir d’entreprises œuvrant dans le domaine de l’hôtellerie, du transport, des soins médicaux, ou des pompes funèbres par exemple.

Les salariés payés doubles

Dans le cas où l’entreprise peut faire travailler ses employés le 1 Mai, le salarié a le droit de percevoir en plus du salaire correspondant au travail effectué, une indemnité égale à ce salaire selon l’Article L.222-7 du Code du travail et cela inclut les primes indissociables à la nature du travail. Le 1 mai travaillé ouvre donc le droit à une double rémunération. Cette indemnisation ne peut être remplacée par un repos compensateur même si une convention collective a prévu le contraire. 

La fête du Travail vient des Etats-Unis

La fête du Travail le 1er Mai vient des États-Unis. Le 1er mai 1886, des centaines de milliers de travailleurs américains ont obtenu du patronat la journée de 8 heures, deux ans après que les syndicats revendiquaient ce droit. Les manifestants avaient alors comme slogan "8 heures de travail, 8 heures de loisir et 8 heures de repos". Auparavant, les salariés travaillaient au moins 12 heures par jour, 7 jours sur 7 et sans aucun jour de congé aux États-Unis, au Canada et même en Europe.