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Société

1er-Mai : de l'avis général, manifestation ratée à Orléans

mardi 1 mai 2018 à 17:50 Par Valentine Letesse, France Bleu Orléans

Ils étaient près de 800 manifestants dans les rues d'Orléans ce 1er mai 2018. Une faible mobilisation alors que l'on attendait un vrai virage dans les mouvements sociaux qui durent depuis plusieurs semaines.

800 personnes ont défilé pour ce 1er mai 2018 dans les rues d'Orléans.
800 personnes ont défilé pour ce 1er mai 2018 dans les rues d'Orléans. © Radio France - Valentine Letesse

Orléans, France

"On est pas nombreux, c'est insuffisant" résume Monique, technicienne de laboratoire et militante Sud Solidaires. 800 personnes seulement se sont rassemblées place de la Loire pour défiler en ce 1er mai, alors que l'on attendait enfin la convergence des luttes promise par les syndicats depuis plusieurs semaines. 

Des slogans à peine repris par les manifestants, une mobilisation très faible et des syndicats désunis. Voilà le résumé de cette journée de mobilisation pour cette fête du travail. L'ambiance était très particulière à Orléans, loin de la légèreté. Pour Matthieu, la taille de ce rassemblement est incompréhensible. "La plupart des petits vieux et des petites vieilles ont bossé comme des miséreux et ont des retraites de misères. Alors comment on peut se retrouver à 154 dans une grande ville comme Orléans ?" demande le jeune retraité.

"Macron, tu me voles des centaines d'euros de CSG, tu supprimes l'ISF et tu me dis merci ? Tu te fous vraiment de ma gueule. - Sylvain, retraité militant CGT

Cinquante ans après mai 68, le parallèle est brutale pour Monique, technicienne de laboratoire. "Je me souviens des trois semaines de grève que mes parents ont fait. Je suis désolée qu'il n'y est pas aujourd'hui d'unité syndicale. Que FO soit préoccupé par son congrès, que la CFDT ne soit plus présente dans les manifestations, ça me désole." explique la manifestante. 

Pourtant "la convergence des luttes on y travaille !" assure la Aurelio Ramiros de la CGT. En attendant de l'avis général ce n'est pas au nombre de 800, place du Martroi, qu'ils feront plier le gouvernement.