Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Deux ans après les attentats du 13 novembre les victimes berrichonnes veulent tourner la page

lundi 13 novembre 2017 à 2:09 Par Carl Dechâtre, France Bleu Berry

La France commémore ce lundi 13 novembre l'attaque terroriste la plus meurtrière de son histoire. Les attentats du Stade de France, et les fusillades des terrasses de Paris et de la salle de concert du Bataclan ont fait 130 morts, 413 blessés parmi lesquels quatre berrichons.

A Paris mais aussi ailleurs en France, des milliers de personnes avaient déposé fleurs, bougies, textes ou encore objets sur des mémoriaux improvisés dans les jours suivant les attaques
A Paris mais aussi ailleurs en France, des milliers de personnes avaient déposé fleurs, bougies, textes ou encore objets sur des mémoriaux improvisés dans les jours suivant les attaques © Maxppp - ARNAUD JOURNOIS

Indre, Cher, Centre-Val de Loire, France

Deux ans après la tragédie du 13 novembre 2015, la France rend hommage à tous ceux, morts ou blessés, qui ont subi la folie terroriste de commandos fanatiques. Emmanuel Macron se recueillera sur chacun des six lieux ou furent menées les attaques qui ont fait 130 morts et 413 blessés. Des berrichons sont au nombre de ses victimes. Originaire de Sury-en-Vaux dans le Cher, Romain Didier a perdu la vie à la Belle Equipe, à l'age de 32 ans. Trois indriens, Mathilde, Alexia et Aurélien ont eux été gravement blessés. Les proches de Romain et les rescapés indriens souhaitent maintenant aller de l'avant et laisser l'horreur derrière eux.

Pas d'oubli mais de la pudeur

A Sury-en-Vaux (près de Sancerre) où vivent les parents de Romain Didier aucune commémoration n'a été organisée. La commune qui avait montré sa solidarité au moment du drame n'a pas souhaité raviver des plaies douloureuses. Dans l'Indre les 3 rescapés ne veulent pas non plus s'épandre. Mathilde, une jeune femme de désormais 23 ans et originaire de Vatan, avait été fauchée à une terasse de la rue Charonne. Seule survivante de son groupe de 4 amies elle avait reçu 4 balles aux jambes aux bras et au périnée. Aujourd'hui rétablie après une longue convalescence, elle ne souhaite pas évoquer cette nuit d'horreur ont confié des proches que nous avons pu contacter.

Pour Aurélien un trentenaire originaire d'Eguzon blessé au bras et à la main au Bataclan l'approche est différente. Il est aujourd'hui entièrement rétabli et a notament pu retrouver l'usage de sa main et son coup de crayon essentiel dans son métier d'architecte d'intérieur. S'il ne souhaite pas s'exprimer auprès des médias il reste actif au sein des associations de victimes des attentats et participera aux commémorations. Enfin Alexia, une habitante de Pouligny-St-Pierre agée aujourd'hui de 29 ans, elle aussi blessée au Bataclan souhaite également tourner la page. Nous n'avons pas réussi à la contacter.

Impliqués mais indemnes

D'autres berrichons sans être meurtris dans leur chair ont vécu de près ces attentats c'est le cas de Denis Carel, un des reponsables techniques du district de l'Indre de football. Il a échappé de justesse à l'un des attentats-suicide du Stade de France. Ce passionné de foot voulait assister avec un ami au match France-Allemagne programmé au Stade de France le soir de l'attaque. Arrivés en retard, ils se trouvaient à une trentaine de mètres de l'un des 3 terroristes présents aux abords du Stade de France au moment où celui-ci a déclenché sa bombe. Bien conscient de sa chance d'avoir échappé à un sort beaucoup plus grave, Denis a tout de même du surmonter le traumatisme psychologique de cette attaque.

Enfin au moins un autre berrichon a été impliqué au premier plan dans ses attentats il s'agit de Jules frutos. Il est le co-directeur du Bataclan.